Mémoire Algérie – France : Le choix de Stora clive l’élite politique française

France – L’extrême droite en France, embarrasse l’historien Benjamin Stora, mandaté par le président français Emmanuel Macron pour traiter le dossier mémoire avec l’Algérie. De l’avis du journaliste et écrivain, Jean Sévilla, connu pour ses orientations de droite, le travail de Stora va dans l’intérêt de l’Algérie.

Alors, Benjamin Stora a apporté des éclaircissements, à travers lesquels il a tenté de réfuter les accusations qui lui étaient reprochées, au sujet du dossier mémoire de la France avec l’Algérie. Celles-ci remettent en cause sa capacité à accomplir la tâche qui lui a été confiée avec intégrité et compétence. Il a ainsi choisi de répondre à ses détracteurs de la droite française, sur les colonnes d’un journal de droite, qui est Le Figaro.

Pour se défendre donc, il a énuméré ses réalisations scientifiques. « J’étais le conseiller scientifique du documentaire réalisé sur les pieds noirs en Algérie. La chaîne publique France 2 a diffusé le film en 2017. Il a aussi mis en avant ses écrits sur la communauté juive d’Algérie. Lui-même étant un membre de cette communauté.

L’historien français a également évoqué son long travail sur la guerre d’Algérie. Il a aussi évoqué son étude du mouvement national algérien. De son père spirituel, Messali Hadj ; et du chef du premier gouvernement indépendant d’Algérie, feu Ferhat Abbas. Il a déclaré qu’il étudiait les archives, de l’armée française, écrites, audio et vidéo depuis 1970 ; au niveau d’Aix-en-Provence, Vincent et Évry.

Benjamin Stora a également mentionné ses ouvrages sur l’Histoire contemporaine de l’Algérie. L’auteur cite également l’étude de certains documents liés à la police française (renseignements généraux) ; qui affrontait le Front de libération nationale (FLN). En plus d’autres travaux qui, selon lui, lui ont fait comprendre le système colonial en Algérie. L’historien a précisé notamment qu’il a dirigé de nombreuses thèses ; dans les universités françaises de 1985 à 2018. Toutes inspirées des archives liées à l’armée française en Algérie.

France-Algérie : Jean Sévilla doute de l’objectivité de Benjamin Stora

Stora a clairement indiqué qu’il s’est penché sur de nombreux faits et atrocités commises contre le peuple algérien. Ceci par l’armée d’occupation française. Telle que leur placement dans des camps de regroupement ; en faisant de leur terres des zones interdites. Ajoutée à cela l’utilisation de l’arme internationalement prohibée, à savoir le Napalm, contre les Algériens.

L’écrivain et journaliste français, Jean Sévilla, s’en est pris à Benjamin Stora. Il a déclaré qu’il n’était pas qualifié pour mener à bien la tâche assignée à lui. Sévilla considère que Stora est plus proche de la vision algérienne ; quant à la question de mémoire avec la France. Le même intervenant n’omit pas la sensibilité marxiste de Stora. Sachant que cette idéologie entretient une profonde hostilité à l’égard du colonialisme.

La vision de l’historien Jean Sévilla représente un large segment de l’extrême droite et de la droite en France. Cette classe politique, commente Echorouk, redoute fortement le rapprochement franco-algérien. Cela au détriment des cercles qui aspiraient et sont nostalgiques à « l’Algérie française ». Parmi lesquels se trouvent les pieds noirs et les harkis. Rappelons par ailleurs la position de diverses figures intellectuelles françaises. Comme celle de la journaliste Véronique Jacquier ou celle du philosophe Michel Onfray.

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