Massacres du 17 octobre 1961 : Macron interpellé par un historien français

Algérie – « Ici on noie les Algériens », le slogan dénonciateur continue de heurter les âmes témoignant des massacres du 17 octobre 1961. Pourtant, ce crime reste non reconnu à ce jour. Et c’est à la veille de la commémoration de son 60e anniversaire que Macron est interpellé par l’historien français, Benjamin Stora.

En effet, soixante (60) ans après, la France refuse toujours de reconnaître ses crimes barbares. Et ce, en tant que colonisateur de l’Algérie. Parmi ces crimes, les massacres du 17 octobre 1961. À présent, la responsabilité de cette reconnaissance est imputée à l’actuel président français, Emmanuel Macron. Elle est très attendue de sa part.

Notamment, par l’historien spécialiste de l’Algérie, Benjamin Stora, ce 17 octobre 2021. En fait, cela fait 40 ans que l’érudit en histoire, Benjamin Stora, réclame la condamnation de ce crime d’État. Celui-ci est survenu sous l’autorité de Maurice Papon. Ainsi, aujourd’hui, Stora compte sur le dirigeant Macron. Il compte sur lui pour faire preuve de bonne volonté.

Et reconnaître officiellement les massacres du 17 octobre 1961, a-t-il déclaré à Europe 1. C’est donc une tragédie inexcusable, souligne-t-il, en espérant voir un « geste fort » de la part d’Emmanuel Macron pour avouer les crimes sanglants qui ont coûté la vie à des dizaines d’Algériens jetés dans la Seine à Paris.

C’est ce dont il fait part dans son dernier rapport sur la mémoire de la Révolution algérienne adressée au président français.

Retour sur la nuit tragique du 17 octobre 1961

Une année avant l’indépendance de l’Algérie, 30.000 Algériens sont sortis manifester pacifiquement à Paris. Lors de cette nuit pluvieuse, ​​entre 18 et 23 heures, une mobilisation a été lancée par le FLN pour une Algérie algérienne, s’opposant également au couvre-feu décrété dix jours auparavant pour les musulmans d’Algérie.

C’était exactement à la sortie de la bouche du métro de la station Opéra de Paris. Ces Algériens ont aussitôt été frappés, transportés dans des bus, courbés mains sur la tête. Ensuite, jetés dans la Seine. Du côté français, on ne révèle que trois morts comme bilan de ce massacre.

Néanmoins, selon les historiens, ce serait entre 32 et 200 Algériens noyés dans le fleuve français, symbole de la répression toujours pas reconnue. 

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