Marché de voitures en Algérie : Quelles options pour l’acheteur Algérien ?

Algérie – Trois (3) options sont disponibles pour les Algériens souhaitant acquérir une voiture. Cela avec la promulgation de la Loi de finances complémentaire 2020. Le quotidien arabophone El Khabar survole les multiples facettes du secteur automobile en Algérie.

La première formule concerne la décision d’importer des voitures de moins de 3 ans en Algérie. Les particuliers résidents sont les concernés. L’opération n’est autorisée à l’intéressé qu’une fois tous les trois ans; et les citoyens importeront avec leur propre argent via un compte bancaire en devises.

La Loi autorise le citoyen à importer sa voiture le lendemain de la publication du texte dans le Journal officiel. Il pourra ainsi effectuer les procédures douanières au niveau du port. Ceci en payant tous les droits et taxes qui s’élèvent à 34 % du prix de la voiture importée. C’est le taux que stipule le Code général des Impôts.

Cependant, le gouvernement a adopté un dernier paragraphe « inhibiteur ». Il exige une décision interministérielle précisant les modalités de la mise en œuvre. C’est ce qui a empêché les citoyens d’importer directement ce type de voitures.

Importation des véhicules neufs en Algérie

Vient ensuite la deuxième formule. Elle consiste en l’acquisition de voitures neuves en dinar, auprès des concessionnaires automobiles. Le gouvernement actuel tente par là de revenir aux procédures antérieures auxquelles le citoyen est habitué. Néanmoins, un inconvénient apparaît ici notamment.

On parle à ce stade d’une formule qui soulève plus d’une interrogation. Peut-être que la principale d’entre d’elles est de se demander : Quand la procédure prendra-t-elle effet ? La réponse conduit malheureusement à plusieurs sous-questions. Voici quelques-unes d’elles. À la lumière de la détention provisoire de certains concessionnaires : Qui est le concessionnaire représentant telle ou telle marque ?

Comment les nouveaux concessionnaires seront désignés ? Et comment accéder aux devises et aux formules bancaires ? Celles qui seront adoptées pour financement de l’importation. Le prix avec toutes les taxes préoccupe aussi, concessionnaires et clients; tandis que les délais d’attente ne manquent pas à leur tour d’être source d’interrogation.

Les usines algériennes de montage automobile

La troisième formule est relative au maintien du montage automobile. Lui, qui était le seul fournisseur du marché de voitures en Algérie. Ses propriétaires sont tout de même dépouillés de tous les avantages accordés à eux. Ces privilèges se traduisent par un régime préférentiel qui n’ont pas porté leurs fruits.

Pareille évolution est susceptible de diminuer la demande sur ce type de véhicules. La raison serait la hausse des prix attendue d’émerger. Elle surviendra comme conséquence de la compétition farouche. Pis encore, un arrêt total de toutes ces usines est probable car le coût des pièces détachées est énorme; sachant que leur fabrication au niveau local demeure absente.

Les marchés locaux des voitures d’occasion

Le marché traditionnel des voitures d’occasion est devenu inaccessible. Le marché virtuel aussi. Les sites de vente électronique de voitures ne sont plus une destination privilégiée et sont d’ailleurs désertés en raison d’une « perte de crédibilité », dénote le journal algérien d’expression arabe.

Par ailleurs, les Lois de finances se succèdent. L’objectif escompté n’est toujours pas atteint; note El Khabar. Nous sommes aux portes des vacances d’été où la demande sur les voitures augmente. En revanche, les solutions ne sont nullement disponibles.

Elles ne le seront pas avant l’entrée sociale à l’automne prochain; estime le média de la presse écrite. Ce qui laisse à nouveau la possibilité au gouvernement de trouver peut-être d’autres propositions. Celles-ci seront incluses dans le projet de Loi de finances 2021. 

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