Maladie mentale en Algérie : les dessous de ce dossier méconnu

Santé – On vous expose, ce 18 décembre 2021, ce qu’on ignore du dossier de la maladie mentale en Algérie. 

Suite à la loi de 2018 sur la santé, l’Algérie met au clair certaines mesures quant à l’hospitalisation de patients souffrant d’une maladie mentale. On explique alors qu’ils doivent rester sous observation. Cela se fait dans les unités où en encore en soins fermés. Désormais,  le psychiatre est chargé d’un diagnostic de dangerosité, rapporte Liberté.

En d’autres termes, en Algérie, le constat pour une maladie mentale qui nécessite l’hospitalisation doit être prononcé avant 15 jours. Dès lors, on prendra une décision. C’est ce que le Dr Chenaoui du service de psychiatrie légale de l’EHS Frantz-Fanon de Blida a expliqué. Il a ajouté que cette analyse tout-sécuritaire mène à une restriction. Celle relative à la sortie d’hôpital. En plus d’un prolongement de son séjour pour des raisons judiciaires ou administratives.

Toutefois, l’hospitalisation d’une personne atteinte d’une maladie mentale en Algérie était soumise à la décision d’un psychiatre. Cela, avant la loi sus-citée. Actuellement, la procédure devient ambigu pour plusieurs psychiatres d’ici. D’ailleurs, la psychiatrie légale représente une mission d’une grande responsabilité. Cela, compte tenu de son lien avec la justice.

Maladie mentale en Algérie : hospitalisation sous contrainte ? 

Dans ce sillage, à l’occasion de la Journée nationale de psychiatrie organisée ce jeudi, on a abordé les différents problèmes dont souffre la psychiatrie, autrement dit la situation de la maladie mentale en Algérie. Ainsi, l’hospitalisation sous contrainte des patients est l’un des axes principaux de cet événement, précise le président du comité d’organisation, le Pr Abbès Ziri.

Organisée par l’Association des psychiatres du Djurdjura en collaboration avec plusieurs services et EHS spécialisés du pays, à Tizi Ouzou, la journée d’étude a souligné un point. Dans le détail, Dr Chenaoui met en relief le retour de plusieurs pays à une mesure. Cette dernière, on la qualifie de « volonté sécuritaire » et de « stigmatisation de la maladie ». Quant à la maladie mentale en Algérie, l’expert regrette un point.

Pour en dire plus, le spécialiste a affirmé que la commission de santé mentale de la wilaya décide des sorties d’hôpital. Ces derniers sont donc responsables d’évaluer la présence ou l’absence de dangerosité chez le patient atteint de maladie mentale. Toutefois, ces responsables ne se déplacent que rarement. Par conséquent, l’hospitalisation sous contrainte des patients devient fréquente, déplore-t-il.

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