Livres scolaires en Algérie : des directeurs refusent de conduire leur vente

Algérie – Des directeurs d’écoles s’opposent à la vente des livres scolaires au sein de leurs établissements. Apprenez les détails, ce 15 septembre 2021.

L’école algérienne témoigne du passage de plusieurs générations d’élèves. Toutes celles-ci avaient l’habitude en Algérie d’acheter les livres scolaires au sein de leurs établissements respectifs. Cependant, pour la première fois cette année, la vente pourrait ne pas avoir lieu dans les écoles. On vous dévoile la raison qui se cache derrière le refus de certains directeurs dans les prochaines lignes.

« Ce n’est pas notre travail de vendre des manuels scolaires ». C’est ce que persistent des directeurs d’écoles à dire. Et pour cause, c’est une tâche d’une grande responsabilité. Car on note dans ce secteur beaucoup de problèmes de distribution auxquels ces responsables ne veulent pas être mêlés. C’est en tout cas ce que rapporte Le Soir d’Algérie.

Cependant, la décision des cadres du secteur demeure inébranlable. Puisque d’après eux, les directeurs connaissent mieux que personne le besoin de leurs écoles en livres scolaires. Ce qui les qualifie parfaitement pour ce travail. Toutefois, un contrôle s’impose afin d’éviter tout dépassement. Puisque le ministère de l’Éducation a déjà été notifié de certaines pratiques illégales, ajoute-t-on.

Achat excessif de certains au détriment des autres

D’une part, nous avons des directeurs d’établissements scolaires obstinés à la non vente desdits livres sous leur houlette. Toutefois, quelques-uns d’entre eux, jugent important de faire une exception pour les familles nécessiteuses. C’est d’après le quotidien francophone.

D’autre part, les directeurs de quelques établissements primaires situés à Tizi Ouzou et à Bouira expliquent la difficulté de la tâche. Plus exactement, cela est dû aux quotas distribués aux écoles qui ne correspondent pas au nombre d’élèves inscrits. Le problème réside dans l’achat des livres scolaires en grande quantité par certains. Ce qui laisse le reste des élèves sans ressources pédagogiques. 

En clair, à cause de l’irresponsabilité des acheteurs, les directeurs sont poussés à délaisser cette vente. Seulement, l’arrêt de cette commercialisation fait peur aux parents. Ces derniers redoutent la rentrée scolaire 2021-2022. Et ce, par crainte d’acheter des livres dans les rues. Mais surtout à des prix démesurés.

Finalement, quelques responsables d’écoles se sont résignés à l’idée de vendre les manuels chez eux cette année. La solution selon les syndicats du Snapest et du Satef, est l’urgence de mettre en place des contrôles rigoureux lors de cette vente. Mais également la création de points de vente gérés par l’Office national des publications scolaires à proximité des écoles, a-t-on préconisé.

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