Karim Zaghib, cet Algérien qui possède la plus haute qualification universitaire en France

Société – Scientifique à la renommée internationale, Karim Zaghib est aussi l’Algérien qui détient la plus haute qualification universitaire en France. Dzair Daily vous en dit plus sur son parcours dans la suite de cet article du 15 mars 2022.

Karim Zaghib est né à Constantine le 25 décembre 1963, avant de devenir chercheur, l’expatrié Algérien va passer toute son enfance à Sétif. Il va exceller à l’école dès le primaire. Et à ce propos, il racontera qu’il appréciait particulièrement les mathématiques et n’a jamais été attiré par la médecine, comme le reste de ses camarades, relate TSA Algérie.

Après avoir obtenu son Bac, Karim s’oriente vers des études en Électrochimie à l’université de Sétif. Il poursuivra ses études en France où il décrochera son Doctorat puis une habilitation à diriger les recherches HDR. Cette dernière est le plus haut diplôme de l’enseignement supérieur français.

Le chercheur poursuivra ensuite sa carrière au Japon. Il travaillera notamment pour le ministère de l’Économie du Japon, tout en collaborant avec de grandes entreprises japonaises. Il travaillera particulièrement sur les technologies des batteries au Lithium.

Par ailleurs, il annoncera fièrement que les technologies qu’il a breveté avec ses collaborateurs font partie intégrante de notre quotidien. En effet, et selon lui, chaque Iphone, Ipod ou voiture électrique contient des composants qu’il a contribué à concevoir. En 1995, Zaghib émigre au Canada pour travailler au sein de l’entreprise Hydro-Quebec. 

Une avalanche de distinctions

En outre, en 2017, il est promu directeur du Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie d’Hydro-Québec. Puis il est nommé en 2020 conseiller stratégique auprès d’Investissement Québec. Le chercheur réside au Canada depuis 27 ans. Et le considère comme une terre d’accueil qui lui a offert de nombreuses opportunités.

Ainsi, Zaghib est maintenant considéré comme l’un des cerveaux de la batterie électrique. Ses technologies équipent de nombreuses voitures électriques et autobus. Karim Zaghib est aujourd’hui professeur au département de génie des mines et des matériaux de l’université McGill, au Québec. À ce jour, Zaghib détient près de 600 brevets d’invention et 60 licences. Mais il affirme ne jamais avoir fait ça pour l’argent.

Il estime que le prix de ces travaux est inestimable et ne regrette pas d’avoir fait le choix de travailler pour le secteur public. Le scientifique reçoit en 2015 l’ultime consécration. Et pour cause, le chercheur figure pour la première fois dans la liste des scientifiques les plus influents du monde. Puis, en 2019, il reçoit le Prix Lionel-Boulet, qui est la plus haute distinction accordée par le Québec dans le domaine de la recherche en milieu industriel

Parmi les distinctions de Zaghib figurent le prix de la technologie de l’Association internationale des batteries. Aussi, un prix de l’Académie canadienne du génie, et le prix Electrochemical Society. Il a aussi été membre de la Société royale du Canada. Très attaché à sa terre natale, il n’a « jamais réellement coupé le cordon avec l’Algérie ». Il a d’ailleurs souligné l’impérativité pour l’Algérie de substituer les énergies fossiles par d’autres modèles d’énergies.

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