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Interdiction du burkini (alternative au bikini) en Algérie : Noor s’indigne (vidéo)

Algérie – Alors que les polémiques autour de l’interdiction du port du burkini, qui est une sorte de bikini adapté au mœurs islamiques, dans une piscine de la wilaya de Tlemcen battent leur plein sur les réseaux sociaux, l’influenceuse algérienne Noor a décidé de lever haute sa voix pour interpeller l’intervention des hautes autorités à ce sujet. Plus de détails ici, ce 10 juillet 2021.

Se baigner en conformité de ses convictions religieuses n’est pas toujours autorisé par les maîtres nageurs de quelques piscines algériennes. Une interdiction que certaines femmes en Algérie ont décidé de braver en levant haute leur voix et appelant les autorités à intervenir pour leur permettre de porter le burkini, remplaçant le bikini pour les baigneuses de confession musulmane. Et pouvoir ainsi descendre dans l’eau comme toutes les autres.

Noor est l’une d’entre elles. Ayant une voix et une communauté qui pèsent sur les réseaux sociaux, l’influenceuse algérienne a décidé d’en tirer profit. Dans une vidéo partagée sur son compte Instagram, hier, l’ambassadrice de beauté a défendu le port du maillot de bain intégral islamique dans les piscines.

« Plusieurs Algériennes ont choisi de mettre le foulard et de porter un burkini dont la matière est de lycra. Ce qui veut dire que la matière du burkini et celle du bikini est la même. Pourquoi on me l’interdit alors ? Je suis Algérienne et je ne peux pas profiter de mon pays ? Ce n’est pas normal. On vit dans un pays musulman, et non pas dans une jungle où chacun peut établir des lois comme il le veut », dit-elle. 

« Je suis allée en Turquie. C’est un pays laïc où l’on n’impose pas la religion. À Antalya, j’ai nagé le plus normalement du monde. De même, à Istanbul. Dans des grands parcs aquatiques, le port du burkini a toujours été autorisé. Ici, juste en entrant, on te dit que c’est interdit », ajoute l’influenceuse algérienne.

« Moi j’ai un enfant de trois ans qui veut aller à la piscine. Je lui dis, non je ne peux pas venir avec toi, ton père seul peut t’accompagner ? Je suis dans mon pays, ma terre natale, pourquoi vous nous interdisez de nager ? », s’interroge la maman de Jad. 

Autoriser le port du Burkini dans toutes les piscines en Algérie : l’argumentaire de Noor

« Les frontières ne sont pas entièrement ouvertes. Je ne peux pas partir à Tunis, là où ils vont certainement m’accueillir et m’autoriser à nager en portant tout ce que je veux. Je suis avec la tolérance. Celle qui veut se baigner avec un bikini, qu’elle le fasse ». 

« Celle qui veut nager avec un burkini, vous devez la laisser faire. Je ne comprends pas pourquoi vous nous interdisez de profiter de l’été avec nos enfants », s’insurge l’instagrameuse. Un peu plus loin, l’influenceuse Noor a décidé de faire passer un message aux autorités compétentes d’Algérie. 

« Je demande aux autorités du pays d’intervenir le plus tôt possible. Je voudrais également voir toutes les influenceuses qui baignent en burkini bouger et en parler. Ça ne peut plus continuer comme ça. Surtout que les conditions pour voyager ne nous permettent pas de le faire », dit-elle l’air dépassé. 

Depuis l’appel de Noor au sujet du port du burkini en Algérie, une vague d’hashtags a inondé les réseaux sociaux. Comme un effet domino, des jeunes femmes dont des instagrameuses ont toutes levé leur voix suivant l’exemple de la jeune influenceuse. Elles ont dit, toutes ensemble : « Autorisez le port du burkini en Algérie ! »

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Polémique autour du Burkini : l’autre revers de la médaille

Le point de vue opposant signale que chaque établissement commercial privé « se réserve le droit d’instaurer le règlement intérieur qui lui chante. La clientèle peut choisir de solliciter ou pas les services de l’opérateur et non de le forcer à adopter d’autres règles que les siennes ». Les détracteurs de l’appel à l’acceptation des Burkinis se scandalisent.

Ils le font en soutenant que « les gens, qui revendiquant cela, le font sous couvert de la liberté et de la tolérance. Toutefois, leur geste appelle en réalité au contrôle des agents économiques par les structures étatiques ». Puis, d’autres, du même avis, racontent : « Ils auraient pu appeler au boycott, par les clients, des piscines interdisant cet habit au lieu de plaider pour une main basse des politiques sur le monde des affaires ».

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