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Importer une voiture d’occasion (moins 3 ans) en Algérie, bonne ou mauvaise affaire ?

Algérie – Le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali expliqué aux citoyens Algériens désireux d’acquérir une voiture de moins de trois ans, que les prix ne sont pas abusivement bas.

Annoncée dans la Loi de Finances 2020 et retardée en raison de certains problèmes techniques notamment pour l’incompatibilité de la motorisation ou encore les modalités de financement, la ré-autorisation de l’importation des voitures d’occasion (moins de 3 ans) entrera officiellement en vigueur dès le mois prochain (Mars 2020).

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Ait Ali Braham, a cependant expliqué, lors de la conférence de presse au forum du quotidien El Moudjahid le 18 février dernier, que la ré-autorisation officielle de l’importation des véhicules d’occasion (moins de 3 ans) tant attendue; ne va pas offrir des prix aussi bas que ceux attendus par le consommateurs algériens. « Ne vous attendez pas à des prix bas ! », a-t-il mis en garde.

En effet, Ferhat Ait Ali a expliqué qu’en Espagne, en Italie ou encore en Allemagne, le compteur des voitures ne dépasse pas les 30.000 kilomètres par an, en plus des droits de douane et du taux de change du marché informel des devises, leur valeur sera presque au prix du neuf. Le ministre a par ailleurs révélé, qu’en plus des tarifs des droits de douane, l’acquéreur algérien devra prendre en considération le taux de change sur le marché noir des devises, le prix risque de flamber, laissant place à une insignifiante marge par rapport au prix des véhicules neufs.

Des voitures d’occasion oui, mais à quel prix ?

Le citoyen algérien puisse réussir à se procurer une voiture d’occasion importée (mois 3 ans), il devra prendre en considération plusieurs paramètres pour connaître le prix final, notamment le taux de change sur le marché informel des devises (marché noir), et le prix du transport depuis le port d’Espagne ou de Marseille qui est fixé à 372 €. Parallèlement, d’autres taxes à payer son à prévoir en l’occurrence, la TVA (taxe à la valeur ajoutée) soit 19% du prix de la voiture, sans oublier les taxes douanières qui s’élèvent à 15%.

Dans un dossier précédent, nous avons estimé un devis en prenant l’exemple d’une voiture touristique proposée à la vente au prix de 10.000 euros. Ce prix équivaudrait à 202 millions de centimes (en dinars algériens), si l’on se réfère taux de change observé récemment sur le marché noir des devises.

Lorsque l’on ajoute la taxe douanière de 15 %, soit 30,3  millions, et la TVA de 19 %, soit 38,3 millions de centimes, sans oublier le prix du transport du véhicule par voie maritime, fixé à 372 euros selon le représentant d’Algérie Ferries. La voiture coûterait alors, dans le meilleur des scénarios, dans les alentours des 278 millions.

La question qui se pose : l’Algérien est-il prêt à dépenser cette somme pour acquérir un véhicule d’occasion ?

https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=guc69FUkY9I

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