Importation de voitures d’occasion : Un sénateur interpelle le gouvernement

Algérie – Dans un courrier adressé au gouvernement ce lundi 08 février, le sénateur du FLN, Abdelouahab Benzaim, plaide en faveur de l’importation de voitures d’occasion. 

La décision relative au gel de l’importation de voitures d’occasion suscite quelques remous en Algérie, depuis son entrée en application. Cette fois-ci, c’est un sénateur du FLN qui estime qu’il est grand temps de lever le gel de l’article 110 de la Loi de finances 2020. 

En effet, c’est dans une question orale adressée au Premier ministre en forme de lettre que le parlementaire espère se faire entendre. Abdelouahab Benzaim demande alors des explications qu’il dit n’avoir encore pas pu obtenir de Abdelaziz Djerad. Le quotidien francophone TSA rapporte l’information.

Il demande alors au membre du gouvernement de clarifier le retard pris dans la publication des textes d’application de l’article 110 de la LF de l’exercice 2020. Et l’appelle, dans la même foulée, à ré-autoriser l’importation des voitures de moins de trois (03) ans. 

Il conclut sa requête en soulignant un autre problème. Il s’agit du gel du processus d’octroi d’agréments provisoires au concessionnaires automobiles. Cela crée, selon le sénateur, une contradiction avec l’article 19/12. 

Pour rappel, le ministre de l’Industrie a été très clair sur ce sujet. Il exclut toute idée d’importer des véhicules d’occasion en Algérie. Pour la simple et bonne raison que cette activité encourage le marché informel de la devise. C’est en effet ce qu’a souligné Ferhat Ait Ali Braham à maintes reprises. 

Importation de voitures neuves : Deux procédures contradictoires 

Il n’en est pas moins vrai que le retour à l’importation de véhicules neufs, après quatre ans de suspension, continue d’alimenter la polémique dans le pays. Dans la même correspondance, Benzaim pointe une irrégularité. Cette dernière concerne l’existence de deux arrêtés contradictoires régissant l’importation automobile et utilitaire neuf

Ainsi, le parlementaire cite l’arrêté 227-20 portant sur l’importation des voitures touristiques. Ce règlement autorise le ministère de l’Industrie à mettre en place un comité technique pour délivrer les licences et suivre les importations. Tout cela relève un énorme chevauchement des prérogatives entre ledit ministère et celui du commerce, mentionne-t-il.

Puis, le sénateur cite l’arrêté 19/12 du 24 janvier 2019 qui interdit, selon lui, l’importation des véhicules neufs. Ce qui explique que les agréments provisoires délivrés sont illégaux, précise-t-il. De ce fait, il demande au Premier ministre d’élucider ces deux arrêtés incohérents. L’un autorisant l’importation automobile neuf et l’autre l’interdisant, s’interroge Abdelouahab Benzaim.

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