Importation de voitures d’occasion en Algérie : Ferhat Ait Ali met en garde

Algérie – Le ministre de l’Industrie s’est prononcé sur l’importation des voitures d’occasion en annonçant que son entrée en vigueur sera encadrée et réglementée par des lois strictes

Lors de son allocution dans le forum du quotidien El Moujahid ce mardi 18 février, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Ait Ali Braham a expliqué que la ré-autorisation de l’importation des voitures d’occasion (de moins de 3 ans) qui entrera en vigueur dès Mars 2020, sera réglementée par des mesures et des conditions strictes, afin d’assurer la protection des acheteurs algériens et les prémunir des arnaques et des abus.

À cet égard, Ferhat Ait Ali a expliqué que le Gasoil utilisé en Europe n’est pas compatible avec le carburant local, et que ceci représentait l’une des principales raisons qui avait pour les gouvernement précédents à autoriser seulement l’importation des voitures à motorisation essence.

Le ministre de l’Industrie poursuit, en mettant fin aux spéculations et en révélant aux Algériens que le prix des voitures d’occasions de moins de 3 ans ne sera pas très différent que celui des voitures neuves. Dans ce sens, Ait Ali estime que la moyenne annuelle du kilométrage des véhicules en France ou en Allemagne est de 8.000 kilomètres allant jusqu’à 12.000 kilomètres en Espagne, offrant un compteur de 32.000 à 35.000 kilomètres pour une voiture de 3 ans importée depuis l’Europe.

Le ministre a expliqué à cet effet, qu’en plus des tarifs des droits de douane, l’acquéreur algérien devra prendre en considération le taux de change sur le marché noir des devises, ce qui fera flamber les prix laissant place à une insignifiante baisse par rapport au prix des véhicules neufs.

Ait Ali met en garde les « tricheurs »

En effet, le ministre de l’Industrie a rappelé, que jusqu’en 1997, il n’y avait pas de concessionnaires automobile en Algérie et qu’il était donc impossible de comparer les prix des véhicules importés à cette époque. « Nous allons réorganiser le marché du neuf, dans le cadre de la reconsidération des constructeurs automobiles algériens ainsi que la ré-autorisation de la réimportation automobile à l’avenir », a fait savoir Ferhat Ait Ali affirmant que « légalement le consommateur algérien est libre mais techniquement il lui sera difficile d’en bénéficier. [Pour les raisons citées plus haut, entre autres.] »

« Les gens qui ont mon âge se rappellent que durant les années 1990, les voitures de moins de 3 ans étaient en réalité des moins de 6 ans. […] Aujourd’hui, les tricheurs ne peuvent plus les techniques d’inversigation sont plus rapides, les recoupements sont beaucoup plus rapides, et au niveau de la mémoire du véhicule, on peut facilement connaître l’âge du véhicule contrairement à l’époque. », a expliqué Ferhait Ait Ali.

Le ministre poursuit, en mettant en garde les tricheurs qui seraient tentés d’importer des véhicules d’occasion dont l’âge est supérieur à celui fixé par la loi [moins de 3ans], en les faisant passer pour des véhicules de moins de trois ans. « Je vois venir des groupes [de tricheurs, ndlr] qui planifient déjà de nous refaire le scénario des années 1990. Je peux leur dire, dés à présent d’oublier leurs plans et qu’ils n’ont pas intérêt à nous créer des problémes au niveau des ports. », a-t-il conclu.

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