Importation de voitures neuves en Algérie : L’avis des concessionnaires

Algérie – Le président de l’Association des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM), Youcef Nebbache, s’est exprimé sur le retour à l’importation des véhicules neufs. Selon lui, cette mesure marque la reconsidération des concessionnaires. « Justice rendue ! », a-t-il lâché.

« Le rétablissement de l’importation de véhicules neufs est une justice rendue à tous ceux qui ont été dépouillés par l’ex ministre de l’Industrie et des Mines. Je salue cette décision qui réinstaure l’importation de véhicules; l’on n’a pas le droit de faire des privilégiés. Nous sommes tous des algériens. »; indiquent les propos rapportés ce 19 mai par le site d’information Maghreb Emergent.

Par contre, Nebbache a pointé de doigt l’inexistence d’un cahier des charges dédié à la régulation de leur activité. Le document est très souhaité pour venir encadrer l’importation en question. L’intervenant explique : « Nous n’avons pas le cahier des charges propre à l’importation des véhicules neufs ».

Le premier responsable de l’ACAM ne revendique pas uniquement la mise en place du cahier des charges. Il espère même que les concessionnaires automobiles soient de la partie. « Nous demandons à être associés à l’élaboration de ce document. Nous avons notre mot à dire. »; a souligné le président de l’organisation patronale.

Taxes sur les voitures neuves.. Des députés réagissent

Les taxes imposées par le PLFC 2020 aux importateurs de véhicules neufs sont immodérées. Les concessionnaires se retrouvent mécontents. C’est du moins ce que l’on tire des dires de leur représentant. « L’importation, en fonction de la cylindrée de chaque type de véhicule; est soumise à une fiscalité onéreuse. », a regretté Youcef Nebbache.

Cette vision est partagée par de nombreux députés à l’Assemblée nationale (APN). Les véhicules neufs sont taxés de manière à donner « lieu à des prix inimaginables »; a rapporté mardi le journal électronique TSA – Tout sur l’Algérie. Celui-ci a mentionné les déclarations des membres de la Commission des finances et du Budget.

Il convient de signaler que ces élus sont à la base peu enthousiastes par rapport à l’importation des véhicules neufs. Elle « ne fera qu’accélérer l’érosion des réserves de change »; ont-ils assuré. Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya; a présenté le motif de la réautorisation. Il s’agit d’une option de rechange et c’est d’ailleurs également valable pour l’importation des voitures d’occasion (moins de 3 ans). Cela interviendrait en attente de l’avènement d’ici 3 années d’une réelle industrie automobile en Algérie. 

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