Importation de voitures et construction automobile en Algérie : voici les pertes sèches

Algérie – Le secteur de l’automobile, à travers l’importation et la construction de voitures, vit une perte d’efficience économique depuis quelques années. Les explications dans les prochaines lignes, ce 15 novembre 2021.

À l’opposé de ce qui était prévu, l’industrie de l’automobile en Algérie se retrouve au milieu de pertes sèches suite à l’arrêt de l’approvisionnement du marché. En fait, le déséquilibre actuel est la conséquence du gel de l’importation en Algérie de voitures, et de la cessation de l’activité des usines de construction automobile. Par conséquent, des milliers de travailleurs se sont retrouvés au chômage. Pourtant ce n’a pas toujours été le cas.  

En effet, l’Algérie était bien partie pour fournir aisément des véhicules à ses citoyens. Car, l’ambition de notre pays au début des années 80 était la création d’un modèle industriel automobile autosuffisant. Néanmoins, ce projet a aussitôt été freiné dans son élan. Et ce, en raison de plusieurs milliards de dollars d’investissement sans aboutissement. C’est à l’instar du projet Fatia.

Dès lors, se tourner à l’importation massive de véhicules n’est plus un choix pour les autorités algériennes, mais une évidence. Malheureusement dédier plus de 7 milliards de dollars pour faire entrer des voitures de l’étranger était possible avant 2012. Cela avant que la crise économique mondiale ne s’abbate sur la valeur du pétrole. Puisque notre pays en dépend principalement.

Pour remédier à ce besoin en voitures, un nouveau système de quotas est créé. C’est-à-dire que seulement trois ans sont laissés comme délai aux concessionnaires. Cela afin qu’ils puissent démarrer leurs usines. Cependant, la courte période de temps accordée pose problème, dit-on. En plus, pour ce lancement, on explique que l’élaboration d’un marché de sous-traitance apportant des pièces fabriquées en Algérie était nécessaire. C’est selon L’Expression.

Comment l’industrie automobile pourrait raviver l’économie algérienne ?  

Avec un projet bien coordonné pour la relance de l’industrie automobile, l’Algérie pourra compter sur ses compétences locales. Dans ce sens, l’exemple de l’industrie pharmaceutique florissante n’est pas à écarter. Car bien que cela ait pris quelques années pour voir le jour, désormais notre pays n’importe plus 350 médicaments.

De ce fait, avec une création progressive d’une base de pièces de rechange qui vont prendre forme en Algérie, le taux du chômage élevé ne sera plus qu’un souvenir. Ainsi, à long terme, l’économie du pays pourra se défaire de la dépendance aux revenus des hydrocarbures. C’est en tout cas en se fiant à ce qui figure dans l’édition d’aujourd’hui du quotidien national. 

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