Importation de voitures en Algérie : Le point sur la situation

Algérie – Voici, en un tour d’horizon, toute l’actualité de la semaine sur le sujet de l’importation de voitures de moins de trois (03) ans, dites d’occasion et les véhicules neufs en Algérie. 

Pour en finir avec l’importation de voitures de moins de trois (03) ans en Algérie, le gouvernement a pris la décision de geler l’article 110 de la Loi de Finances 2020. Pendant plusieurs semaines, le sujet a fait couler beaucoup d’encre. Ainsi, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali en l’occurrence, a décidé de répondre aux nombreuses réactions venant des députés et des spécialistes dans le domaine en apportant un éclairage sur le sujet. 

En effet, le premier responsable de l’Industrie en Algérie est revenu, le 21 janvier dernier, sur les raisons du gel. Selon ses dires, l’importation de voitures d’occasion permet d’alimenter le marché informel des devises au grand dam du Trésor public. À en juger cette déclaration, la décision du gel contribuera en grande partie à l’élimination du marché noir de la sphère économique.

Si l’importation de voitures de moins de trois (03) ans peut avoir des conséquences fâcheuses sur le Trésor public, selon le locuteur, celle des voitures neuves serait, au contraire, très bénéfique. Lors de son intervention, le ministre a tenu à éclaircir ce point.

Il a ainsi indiqué que l’importation des véhicules neufs devrait profiter aux entreprises algériennes. Dans le détail, grâce au recouvrement de la fiscalité, les fonds nationaux permettront au Trésor public de collecter un (01) milliard de dollars américains. Cela s’effectuerait en seulement un an, explique-t-il.  

Ce qu’il faut savoir sur le nombre des voitures et les prix

Alors que l’Algérie a opté pour les voitures neuves, les citoyens s’interrogent sur le nombre qui sera importé. Selon le P-DG du groupe Elsecom, Abderrahmane Achaibou, l’Algérie a consacré deux (02) milliards de dollars. La somme est donc destinée à cette activité. Le pays pourrait assurer, avec une telle somme, l’importation de 150.000 à 180.000 voitures neuves durant l’année 2021. 

Si le nombre est insuffisant aux yeux de plusieurs, le même responsable a tenu à rassurer d’une chose. Le nombre susmentionné pourrait mettre fin à la pénurie qui sévit sur le marché automobile. Le président du Conseil national de concertation et du développement des PME, Adel Bensaci, quant à lui, voit les choses sous un autre angle. 

D’après lui, le quota de 2 milliards est insuffisant pour faire équilibrer le marché automobile grâce à l’immigration. Sur ce, il avance un nombre encore plus gigantesque. Pour baisser les prix des voitures, l’Algérie devra, selon lui, importer 400.000 voitures. Les marques de ces voitures concernées par l’importation restent cependant inconnues.  

Toujours selon Bensaci, le Comité technique du ministère de l’Industrie devra adjuger prochainement une accréditation permettant l’activation du montage automobile en Algérie. Une telle initiative permettra d’enrichir le Trésor public, affirme le même responsable. 

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