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Importation de voitures Algérie : Peu de concessionnaires remplissent les conditions

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Algérie – Selon le quotidien d’information arabophone Echorouk, citant des sources proches du dossier, les concessionnaires, capables de remplir les conditions d’importation de voitures neuves en Algérie, sont extrêmement peu nombreux.

Vraisemblablement, les conditions édictées dans le cahier des charges d’importation de voitures neuves en Algérie, se révèlent porteuses de difficultés insurmontables pour un grand nombre de concessionnaires automobiles. Ils sont très peu à pouvoir remplir les conditions ; qu’impose la réglementation. C’est en tout cas ce qu’affirme le média arabophone ; dans un article paru le 19 septembre.

Le titre de la presse algérienne cite alors l’exemple de deux concessionnaires ; parmi les rares à être « à la hauteur » des exigences. Il s’agit de l’opérateur Emin Auto ; qui traite avec un partenaire turc ; et de Hadj Abderrahmane, un ancien distributeur de la marque Mercedes. Echorouk évoque quelques autres aussi ; qui ont le privilège d’avoir à leur actif des espaces (showrooms) ; dépassant 6.400 m2.

Cela au moment où de nombreux concessionnaires, souhaitant obtenir des autorisations d’importation, cherchent tant bien que mal ; à se faire une place. Ils aspirent, d’après le journal, à importer des marques allemandes. Celles-ci sont très convoitées par les distributeurs ; étant donné qu’elles sont très demandées sur le marché algérien.

«Uniquement une dizaine (10) de concessionnaires possèdent 6.400 m2 de biens immobiliers », assure Youcef Nebbache

L’obligation de posséder des biens immobiliers supérieurs à 6.400 mètres carrés ; pour chaque concessionnaire est venue au bout des aspirations de dizaines d’anciens distributeurs ; explique, à Echorouk, l’ancien président d’ACAM, Youcef Nebbache. Ces derniers, regrette l’orateur, ont été précipités dans le gouffre de la faillite ces dernières années ; en raison de la suspension du processus d’importation de véhicules neufs.

Parmi les conséquences néfastes de cette suspension, on trouve le licenciement massif des salariés. L’opérateur économique poursuit en précisant que le nombre de concessionnaires ; et professionnels de l’automobile qui possèdent ces espaces est inférieur à dix (10) ; alors que cent (100) distributeurs aspirent à reprendre leurs activités.

« Seuls 10 concessionnaires peuvent importer 200.000 véhicules ? », s’interroge Nebbache. « Si tel est le cas, alors ce cahier des charges perpétuera à nouveau le monopole ; car un petit nombre de personnes importera des véhicules ; et contrôlera la vente et l’achat. Ils imposeront ainsi leur logique de prix sur le marché national. Et pour justifier [ces abus potentiels, ndlr] ; ils n’auront qu’à sortir la carte de la loi de l’offre et de la demande », affirme Youcef Nebbache qui estime que les nouvelles voitures ne débarqueront en Algérie qu’en 2021.

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