Importation de voitures en Algérie : les marques automobiles « s’inquiètent »

Automobile – Le marché national rencontre un frein qu’on tarde à éliminer et l’importation de voitures neuves en Algérie est toujours suspendue et les marques automobiles ne cachent pas leur appréhension à cet égard. On vous en dit plus, ce 22 septembre 2021.

En effet, le secteur automobile algérien se retrouve ces derniers temps au cœur d’une vraie controverse. Avec le retard accusé dans l’examen des dossiers des candidats par la commission technique interministérielle, l’activité automobile est en hibernation. La suspension de l’importation de voitures en Algérie et les avis défavorables adressés aux concessionnaires, semblent préoccuper les marques automobiles.

Effectivement, au vu du flou qui règne actuellement dans le secteur automobile, les partenaires commerciaux se retrouvent dans le questionnement et s’interrogent sur l’avenir de cette activité. Les refus des dossiers des opérateurs économiques suscitent l’inquiétude des marques automobiles mondiales. C’est de toute manière ce qu’a déclaré, Mohammed Yaddadene, au média spécialisé Algérie Eco.

Ainsi, le consultant dans le domaine de l’automobile a indiqué que cet état des lieux peut conduire à des conséquences lourdes. À savoir, la rupture du partenariat et la résiliation des contrats signés entre les concessionnaires algériens et les constructeurs automobiles étrangers. Il s’agit là aussi de ce dont nous informe la même source médiatique, dans son édition de ce mardi.

Automobile : Mohammed Yaddadene s’exprime sur le refus des dossiers des opérateurs économiques

D’autre part, le même locuteur s’est exprimé sur les obstacles entravant une relance concrète de l’activité des concessionnaires. Mohammed Yaddadene a évoqué, dans ce sens, le phénomène bureaucratique. Ainsi que la demande incessante de papiers supplémentaires. « Personne n’ose prendre la décision de relancer l’activité. Chose qui n’obéit à aucun cadre juridique, ni une démarche stratégique », a précisé ledit spécialiste.

Selon le même intervenant, l’élaboration d’un nouveau cahier des charges, fixant les conditions de l’importation automobile ne fait que retarder les échéances. Par ailleurs, le spécialiste a appelé à la mise en place d’une stratégie commerciale et une stratégie industrielle. Chaque département ministériel devrait adopter les décisions qui lui incombent. Et ce, afin d’assurer la relance du secteur. C’est selon les déclarations de Yaddadene faites au média suscité.

Pour mémoire, des marques automobiles ont exprimé leurs mécontentements vis-à-vis de la situation du secteur automobile. À ce titre, deux opérateurs économiques algériens ont reçu des mises en demeure de la part des maisons-mère. Ces dernières ont, en effet, formulé des menaces de sanctions pouvant aller jusqu’à la résiliation du contrat.

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