Importation de voitures en Algérie : des concessionnaires interpellent Tebboune

Automobile – Un groupe de concessionnaires s’est récemment adressé au Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à propos de l’importation des voitures neuves en Algérie. Les paragraphes qui suivent contiennent l’ensemble des revendications émises. 

Alors que beaucoup pensaient que le marché automobile renaîtra de ses cendres au cours du troisième trimestre comme ce fut le cas pour d’autres activités économiques, tant s’en faut, il semble suivre le sillon d’une année blanche. Las de l’ampleur qu’a prise cette crise, les concessionnaires appellent le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, à activer l’importation des voitures neuves en Algérie.  

C’est par le biais d’une missive que le collectif d’opérateurs économiques à attirer l’attention du Président de la République. Il s’est ainsi dit « fatigué d’attendre que les agréments lui soient octroyés ». L’ensemble des membres adhérents ont alors illustré leur situation de détresse en référence à leur inactivité. Elle semble, pour eux, pérenne. Ils ont de ce fait sollicité le président Abdelmadjid Tebboune pour trouver une solution adéquate. 

Un épilogue qui puisse convenir à la fois aux concessionnaires automobiles, au ministère de l’Industrie et à l’économie nationale. Le même groupe économique a de surcroît exprimé son incompréhension quant au retard dans la délivrance d’agréments.

Et à plus forte raison, quand « un grand nombre de concessionnaires automobiles a répondu entièrement aux conditions imposées dans les différents cahiers des charges ». Ceux que firent les gouvernements successifs. Soit les 515-58, 20-227 et 21-175 mis en place par les prédécesseur d’Ahmed Zeghdar.

Le groupe des concessionnaires évoque « des lacunes au niveau de la Commission technique interministérielle » 

Il s’agit là de ce que rapporte le média spécialisé Carvision DZ. L’information que nous reprenons ici, ce 05 septembre 2021, paraît dans son édition du samedi. Si certains opérateurs économiques se sont vus refuser de prendre part aux projets industriels tout au long des trois dernières années, d’autres ont pu obtenir, l’an dernier, un agrément provisoire. Ce qui laissait présager une reprise imminente de l’importation des véhicules

Mais hélas, la lueur d’espoir qui scintillait a carrément perdu son éclat. Alors, un autre cahier des charges a fait son entrée à la suite du dernier remaniement ministériel. Celui auquel a procédé le Président de la République. Ce qui a induit la promulgation de nouveaux décrets exécutifs à l’instar du 21-94. Celui que cite les signataires de la lettre en question. Un arrêté qui les met face à de sérieuses difficultés, ont-ils souligné. 

Ils se disent dans l’impossibilité d’importer les pièces de rechange d’origine du fait de leur non-obtention de l’agrément de concessionnaire. Cette situation est, ont-ils martelé, due au « non-suivi par la Commission technique interministérielle des délais réglementaires ». On parle de ceux que stipulent les articles 13, 14 et 16 du décret exécutif 21-175.

Ils pointent notamment du doigt le traitement des dossiers de concessionnaires automobiles qui est, selon eux, non conforme aux plans signés. À cet effet, le groupe d’opérateurs économiques appelle le président Tebboune à agir, dans les plus brefs délais, dans l’optique de redémarrer le marché automobile national

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