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vendredi, 1 mars 2024
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Importation de voitures en Algérie : Les concessionnaires s’expriment

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Algérie – Alors que les contours des cahiers de charges fixant les conditions et les modalités d’importation de voitures en Algérie seront rendus public au mois de juillet prochain, des concessionnaires et experts débattent sur le sujet.

Invité sur le plateau de la chaîne TV, Echourouk News, l’économiste Abderrahmane Aya ouvre le débat sur l’affaire de l’industrie automobile en Algérie. Il a commencé par rappeler les pertes financières colossales causées au Trésor Public; par l’importation déguisée des voitures, notamment le montage automobile local. « L’Algérie n’est pas dans le besoin de construire des voitures, mais a plutôt besoin de voitures ! Ce moyen de transport personnel est nécessaire et indispensable au quotidien du citoyen algérien », a-t-il avancé.

En effet, opter pour l’installation d’usines automobiles, pourrait s’avérer important pour l’économie nationale, a reconnu l’intervenant. Seulement, il est préférable, selon lui, d’aller vers l’industrie alimentaire; dont la matière première existe en Algérie. L’industrie de l’automobile est un secteur qui nous dépasse, a signalé l’expert. Il ajoute que ce dernier demande des connaissances en technologie que l’Algérie ne détient pas.

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De son côté, le président de l’Association des concessionnaires automobiles multi-marques (ACAM), Youcef Nebbache a regretté le bouleversement du secteur provoqué par les anciens responsables du domaine. « Nous en payons le prix jusqu’à présent », a-t-il déploré. 

Ce dernier demande à l’actuel gouvernement ; et plus précisément au Ministère de l’Industrie de leur laisser libre cours de réintégrer le secteur sans avoir à redéposer au niveau de la tutelle, une demande d’agrément de concessionnaire, comme l’a récemment fait savoir Ferhat Aït Ali.

Les concessionnaires demandent à être exemptés de certaines conditions 

« Nous sommes victimes des actes de l’ancien ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb. Il nous a évincé et nous a ôté nos droits. C’est à l’État Algérien de nous reconsidérer en nous facilitant la réintégration; en tant qu’anciens, ayant de l’expérience dans le domaine », a soutenu Nebbache. Il insiste en précisant, qu’ils ne demandent pas d’indemnisation financière mais seulement de la reconsidération, en leur allégeant les nouvelles dispositions relatives au dossier et les autorisant à pratiquer leur ancienne activité.

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Le responsable de l’ACAM n’a pas mâche ses mots. « Nous attendons de voir le cahier des charges final »; qui selon lui ne sera disponible qu’au mois de septembre et non pas le mois prochain en raison des lourdeurs administratives que connaît le pays. 

L’invité a exprimé sa critique envers un décret promulgué par l’ex-premier ministre, Ahmed Ouyahiya; qui oblige les importateurs, dont les concessionnaires de voitures à payer 120 % de leur facture d’importation (taux de couverture). « La somme est gelée durant un mois à la banque. Ce n’est qu’après, que la marchandise est autorisée à rentrer à la douane algérienne », a expliqué Nebbache. Celui-ci n’oublie pas d’affirmer que cela ne joue pas en leur faveur, car les cours de la monnaie nationale et des devises ne sont pas fixes.

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