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Importation de voitures d’occasion en Algérie : Un économiste avertit sur le déséquilibre du taux de change

Algérie – Un expert financier estime qu’il est nécessaire de consolider les règles d’importation des véhicules d’occasion (moins de trois ans) afin de limiter la contrebande qui peut émaner du marché noir des devises.

En effet, selon Nabil Djemaâ, expert judiciaire en opérations financières et bancaires, il est important de soumettre les démarches de ré-autorisation d’importation des voitures de moins de 3 ans à des normes drastiques afin d’éviter la triche et la fraude, a-t-il révélé lors de son passage sur la Radio Chaîne 1.

« Ces personnes vont importer de très vieilles voitures certainement à travers la contrebande, il est conseillé d’accorder des crédits à d’autres usines afin de couvrir le déficit, et contrôler les prix sur le marché national. », avait suggéré l’analyste financier, faisant ainsi référence au manque de production et au taux d’intégration non-atteint par les usines de montage automobile.

Dans le même contexte, Nabil Djemaâ a expliqué que le déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché noir des devises stimule la détérioration de la monnaie nationale, participant ainsi à une pression vers la baisse des prix, ce qui encourage par corollaire à l’amplification du marché parallèle.

Il est utile de souligner que le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham a annoncé officiellement l’exclusion des véhicules à motorisation diesel de l’importation de voitures de moins de 3 ans, en raison de l’effet polluant et de la non-compatibilité du gasoil algérien avec la norme de la motorisation diesel des véhicules européens (Euro 6).

Concernant les prix et les tarifs des véhicules de moins de 3 ans, le ministre a affirmé que le de la voiture d’occasion importée risque d’être élevé, en raison du faible taux de change du dinar face aux devises sur le marché noir, mais également à cause des taxes élevées (droits de douanes de 30% et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 19%). Quant aux pays autorisées à l’importation de véhicules d’occasion (de moins de trois ans), Ferhat Ait Ali a fait savoir qu’aucune condition n’a été fixée à ce niveau là.

Qu’en est-il de l’importation des pièces détachées ?

Le spécialiste en finances Nabil Djemaâ s’est également penché sur la question de l’importation des pièces détachées qui selon lui est l’un des dossiers qui consume un budget énorme en devises, asséchant ainsi les caisses du Trésor Public depuis des années.

Néanmoins, il estime que ce déficit pousse le gouvernement à encourager l’investissement local dans la production de pièces détachées. L’importation de ces dernières aurait dû cesser depuis un moment, car ses factures dévorent deux milliards de dollars en devises fortes, a regretté Nabil Djemaâ, sachant que les réserves de change sont tombées en dessous de 70 milliards de dollars. Une situation qui affectera inéluctablement l’équilibre de l’économie nationale déjà affaiblie.

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