Importation de voitures moins de 3 ans en Algérie : Jusqu’à 49% de taxes !

Algérie – Les taxes relatives à la ré-autorisation de l’importation des véhicules et voitures d’occasion (moins de 3 ans) en Algérie pourront atteindre les 49%.

En effet, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, a récemment affirmé que le prix des voitures d’occasion importées ne sera pas bas, comme le souhaiteraient les acquéreurs Algériens; et que les prix avoisineraient ceux des véhicules neufs vendus localement.

Ce prix élevé est dû au fait que le « prix d’un véhicule de moins de trois ans en Europe n’est pas bradé »; comme l’a fait savoir le ministre, qui a par ailleurs précisé l’écart entre le taux de change de l’Euro est en défaveur du Dinar Algérie, particulièrement sur le marche noir des devises. De plus, le paiement des droits douaniers qui sont de l’ordre de 30 % et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est fixée à 19 %; porteront ainsi le total des taxes à 49 % par rapport au véritable prix du véhicule !

Pour couper court à toutes les spéculations, Ferhat Aït Ali a indiqué que même l’entrée en application du démantèlement tarifaire qui sera effectif d’ici septembre 2020 en marge de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union Européenne; une « taxe locale » sera toujours à l’ordre du jour sur l’importation de ces véhicules d’occasion.

Taxes sur les voitures d’occasion : Des experts plaident pour l’exonération

Concernant les conditions imposées à l’importation des véhicules d’occasion, le président de l’Organisation Algérienne de protection du consommateur (APOCE), Mustapha Zebdi, avait préconisé, dans un entretien accordé en septembre dernier au quotidien arabophone Echorouk; la réduction les droits douaniers et des taxes sur les voitures de moins de 3 ans, à 15 % au lieu de 30 %.

Selon lui, les acquéreurs devraient bénéficier des mêmes privilèges et avantages fiscaux aux propriétaires des usines de montage. Il invite à cet égard le gouvernement à exonérer totalement les consommateurs Algériens du paiement de la TVA sur les véhicules d’occasion importés; rapporte la même source.

Mustapha Zebdi, a précisé que le marché automobile Algérien souffre d’une crise sans précédent car les usines de montage ne produisaient que 200.000 unités par an; alors que le marché automobile exprime un besoin estimé ) 400.000 voitures par an; soit le double de l’offre disponible. D’ailleurs, il a appelé à permettre aux consommateurs d’échanger leurs Dinars au prix bancaire et non au prix du marché noir.

De son côté, le président de l’Association des concessionnaires automobiles multimarques (ACAM), Youcef Nebbache; a également plaidé pour une révision de la valeur des frais de douanes imposés à 30 %, et pour la diminution de la TVA à un taux plus raisonnable.

Les deux intervenants ont estimé, selon la même source; que le maintien de ces conditions est inacceptable et que cette importation aura l’effet d’une punition infligée au budget, déjà très limité; du consommateur Algérien.

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