Immunité collective en Algérie : Ce que propose Senhadji

Algérie – Professeur Kamel Senhadji, président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS) évoque la nécessite de lancer un sondage de séroprévalence afin de mesurer le degré d’immunité collective.

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Le président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, Kamel Senhadji, a répondu présent lors d’un entretien à TSA, paru ce 7 avril 2021. Le sujet principal est d’actualité. Il porte sur la crise sanitaire actuelle en Algérie et toutes les thématiques qu’elle soulève, à l’instar de l’immunité collective au sein de la population algérienne. 

Durant cette entrevue, Pr Senhadji a assuré de la nécessité de procéder à une enquête de séro-épidémiologie. Ce travail d’exploration servira à déterminer le niveau d’immunité collective. Une opération dont seront chargés les laboratoires qui dépendent du ministère de la Santé, l’institut pasteur d’Algérie (l’IPA). Mais aussi l’Institut de santé publique (SNSP).

Ou encore l’Agence nationale du sang. Il y aura en plus d’autres départements de santé publique. Le tout sous le contrôle permanent de l’ANSS. De façon plus générale, Kamel Senhadji s’est exprimé au sujet de la situation épidémique en Algérie. Il la qualifie « d’intéressante ». Puis, il justifie cette vision par la stabilité du nombre de contaminations chez nous.

L’orateur note qu’en Europe le bilan ne cesse d’augmenter. Le professeur explique cette particularité par le climat et la population jeune. Il n’omet pas ensuite de soulever un autre facteur déterminant. Il s’agit en fait, dit-il, du maintien des frontières extérieures du pays fermées. 

La propagation du variant britannique

Plus loin, le président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire a affirmé que les variants de la Covid-19, notamment celui britannique, ne cessent d’augmenter. Ce pourquoi il ne faut surtout pas baisser la garde, selon lui. Il faut « maintenir et renforcer toutes les mesures de précaution et protocoles sanitaires, d’une façon stricte et le plus longtemps possible », insiste-t-il.

Concernant l’état d’avancement du projet de fabrication du vaccin russe anti-Covid, le Spoutnik V, en Algérie, Kamel Senhadji explique rencontrer des difficultés avec sa fabrication. En partie, à cause des firmes qui fabriquent les vaccins et qui n’arrivent pas à honorer les commandes, souligne l’orateur.

Pour ce qui est de l’autorisation de la prière des Tarawih durant le mois de Ramadan 2021, le Professeur Kamel Senhadji dit, par la même tribune, ne pas être inquiet dans la mesure où les dispositions du protocole sanitaire doivent être respectées.

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