Immobilier en Algérie : même à des prix baissés, les logements ne se vendent pas

Algérie – Les vendeurs dans le secteur de l’immobilier ont beau baissé leurs prix, sauf que les logements ne se vendent toujours pas, le marché connaît une baisse de près de 30 %.

En effet, parmi les secteurs les plus touchés en Algérie par cette crise sanitaire qui a fait son apparition depuis bientôt une année et demie, celui de l’immobilier, les agents ont beau essayer de faire baisser les prix des logements. Mais en vain, puisque les transactions relatives à ce marché se font très rares. El Watan a recueilli leurs témoignages. C’est dans son édition de ce mardi 25 mai 2021.

Dans le détail, les professionnels du domaine parlent d’une baisse importante des prix des biens immobiliers. Cela dit, ils précisent que le secteur se trouve en crise. D’après eux, il peine à se remettre sur pied. Il résiste, tout de même, grâce à quelques opérations de locations. Les experts estiment notamment que la baisse de ces transactions est estimée entre 15 et 30 %.

En outre, un propriétaire d’une agence immobilière se prononce à ce sujet. Il indique qu’« un F3 dans la région de la capitale a vu son prix baisser de 15 à 13 millions de centimes de dinars. Malgré cette baisse de prix, les ventes restent difficiles. L’impact de la crise économique est très palpable ».

Le même locuteur poursuit. Il précise alors que cette crise a eu un impact moins important dans les régions du centre et de l’ouest d’Alger. Ces dernières sont connues pour être sollicitées et appréciées par les citoyens. Cela, par rapport aux avantages et à l’ensemble des conditions physique et géographiques favorables qu’on peut y retrouver.

Immobilier en Algérie : le marché de la location des logements se porte mieux

Contrairement à la vente, la location serait en meilleure position. Cependant, même si le marché connaît une certaine stabilité dans les prix et l’offre, la demande quant à elle reste toujours insuffisante. D’autant plus que les prix pratiqués depuis de nombreuses années se trouvent au-dessus des moyens de nombreux citoyens de la classe moyenne.

Dans le détail, la location d’un simple appartement F3 d’une superficie de 50 m² à Dély Brahim est proposée à pas moins de 40.000 DA/mois. D’un autre côté, à Bouzaréah avec une superficie plus importante, le même type d’appartement est estimé à 30.000 DA/mois.

Cependant, ce qui a permis à ce marché de garder une certaine stabilité serait la colocation. Les travailleurs tout comme les étudiants qui n’ont pas de familles en charge peuvent partager la location d’un appartement avec d’autres individus. Ce qui va leur permettre de diviser les frais sur plusieurs personnes.

Toutefois, les experts se montrent optimistes. Ils estiment qu’avec la reprise des vols, l’ouverture des frontières et la levée de quelques réserves sanitaires, le secteur peut s’attendre à un coup de souffle durant cet été. Avec notamment, le retour des locations durant vacances estivales.

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