Hausse des prix du mouton de l’Aïd 2022 en Algérie : la Fédération des éleveurs accuse

Société – C’est bientôt l’Aïd El Kebir en Algérie et pourtant les prix du mouton vont toujours à la hausse. La fédération nationale des éleveurs d’ovins est sortie de son silence. Voici davantage de détails dans la suite de cette édition du samedi 2 juillet 2022. 

L’Aïd El Adha de l’année 2022 approche à grands pas et les Algériens sont à l’affût de toute information liée à la disponibilité du bétail ou au prix de celui-ci. Toutefois, il se trouve que le prix du mouton pour cette année en Algérie a atteint une hausse faramineuse qui n’est clairement pas à la portée de tout le monde. À qui la faute ? La Fédération nationale des éleveurs d’ovins s’est exemptée de toute responsabilité.

En fait, cette dernière, accuse les vendeurs d’avoir augmenté les prix des moutons afin de bénéficier d’une marge aux dépens du citoyen. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Belkacem Mezroua, vice-président de la susmentionnée association spécialisée, dans un entretien avec le quotidien généraliste arabophone Ennahar.

Aïd El Adha 2022 : les prix des moutons atteignent des sommets !

Cette année, le prix des sacrifices est un réel frein à l’achat. Les citoyens se retrouvent en difficulté face à des coûts souvent très élevés comparés au pouvoir d’achat et au SMIG. Au niveau de points de vente de la capitale, par exemple, il faut au moins 50.000 dinars pour pouvoir se procurer un mouton de taille moyenne.

D’après certains éleveurs, les prix de ce dernier peuvent atteindre les 110.000 DA. Un tarif jugé insensé par un grand nombre de citoyens algériens. Nombreux sont ceux qui retardent l’échéance et préfèrent attendre les derniers jours précédant le Jour J dans l’espoir que les prix décroissent.

De leur côté, les commerçants rejettent toute responsabilité de cette augmentation vertigineuse. Ils estiment que la hausse des prix du mouton avait déjà été décidée auparavant. Ils l’expliquent d’ailleurs uniquement par l’envolée des coûts de l’alimentation du bétail et des bottes de fourrage ainsi que la sécheresse qui a touché les régions du sud et des hauts-plateaux.

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