Guerre en Ukraine : selon la Banque mondiale, l’Algérie pourrait s’avérer gagnante

Économie – Les sanctions économiques massives adoptées par de nombreux pays, notamment occidentaux, contre la Russie en réponse à sa guerre en Ukraine font pencher la balance en faveur des États producteurs de pétrole et de gaz, à l’instar de l’Algérie. Comment explique-t-on un tel constat ? C’est la question sur laquelle nous nous pencherons dans les lignes qui suivent de ce 14 mars.

Vladimir Poutine a décidé de lancer son offensive militaire à l’aurore, le 24 février, en terre ukrainienne. Le lendemain, Berlin a décidé de geler le gazoduc Nord Stream 2. Celui qui la relie à la Russie. S’en sont suivies plusieurs mesures, employées entre autres par l’UE et les USA. Au brandissement de cette arme économique, visant à lutter contre la guerre en Ukraine, nombreux sont ceux qui se tournent vers l’Algérie comme ressource alternative. 

Alors que le conflit entre Moscou et Kiev ne fait que s’intensifier, des premières répercussions sur l’économie mondiale et le prix des hydrocarbures font leur apparition. Le baril de pétrole a en effet dépassé les cent (100) dollars, la semaine dernière. Une flambée qu’il n’avait plus réalisée depuis août 2008. Les tarifs du gaz naturel ne cessent, eux aussi, de bondir. Et ce, en raison des craintes d’approvisionnement provenant de Russie. 

Un avantage pour l’Algérie, un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde, mais aussi troisième exportateur de gaz vers l’Europe. Cette envolée des prix de l’énergie est alors susceptible de gonfler les recettes du pays. Cela d’ici la fin de l’année courante. C’est en effet le bilan prévisionnel qu’a récemment dressé la Banque mondiale (BM). Il a été repris, ce lundi 14 mars 2022, par le quotidien généraliste arabophone, Echorouk

Ébullition autour du prix des hydrocarbures : une manne inattendue pour l’Algérie ! 

La longue embellie financière des quatre premières années 2010, où les cours de baril se stabilisaient autour de cent (100) dollars depuis août 2008, semble de retour en Algérie. « Plusieurs pays exportateurs d’hydrocarbures pourraient connaître très prochainement une amélioration significative de leurs trésoreries. En plus d’une augmentation durable des taux de croissance ». Il s’agit là de ce qu’a en outre déclaré la Banque mondiale (BM).

Elle a énuméré, dans le même sillage, les nations concernées par cette éventuelle ère de l’opulence. « Il pourrait alors s’agir du Qatar, de l’Arabie saoudite, du Koweït, de la Libye et de l’Algérie ». C’est ce qu’a effectivement fait savoir l’institution financière internationale. Cette dernière s’attend à ce qu’une grande partie des pays européens opte pour l’État algérien comme premier fournisseur d’hydrocarbures alternatif à la Russie

« Les membres de l’Union européenne (UE) ont manifesté leur intérêt de diversifier leurs sources d’approvisionnement énergétiques ». Il est toujours question des déclarations communiquées par la Banque mondiale (BM). Chose qui semble d’ores et déjà se concrétiser, suite notamment aux dernières négociations entre l’Algérie et l’Italie, portant sur une augmentation des livraisons de gaz algérien.

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