Guerre Ukraine – Russie : l’Italie négocie plus de quantité de gaz algérien

Énergie – Alors que l’Union européenne (UE) s’apprête à se défaire de sa dépendance au gaz russe en réponse à la guerre que la Russie mène actuellement en Ukraine, plus d’un de ses membres, dont l’Italie, se tourne vers le gouvernement algérien pour augmenter ses importations. Nous vous exposons l’ensemble des détails relatifs à ce sujet dans la suite de notre édition du mardi 1er mars 2022. 

L’UE est mobilisée et plus que jamais soudée. Depuis cinq jours, elle multiplie les sanctions financières et économiques. Et ce, afin de contraindre Poutine à renoncer à son offensive militaire. Alors que l’invasion de la Russie en Ukraine ne fait qu’accroître la tension sur le secteur gazier, l’Italie fait un appel du pied au gouvernement algérien en vue d’assurer une continuité d’approvisionnement suffisante de gaz sur le court et et le moyen terme. 

Contre toute attente, ce conflit entre la Russie et l’Ukraine s’intensifie. Des questions stratégiques quant à la sécurité énergétique de l’Italie se posent alors. C’est dans ce contexte que son ministre des Affaires étrangères s’est rendu à Alger. Luigi Di Mario était accompagné par plusieurs responsables italiens.

Le dirigeant de la société privée d’hydrocarbures ENI en faisait partie. Le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune les a en effet reçus ce lundi. L’audience s’est alors déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra en l’occurrence.

En plus du directeur de cabinet à la Présidence de la République, Abdelaziz Khellaf. Le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, et le PDG de Sonatrach, Toufik Hakka,  y étaient également.

Exportation du gaz : l’Italie et l’Algérie négocient autour d’une augmentation des livraisons 

Pour compenser une éventuelle baisse côté russe, le gouvernement italien table sur la hausse des fournitures gazières en provenance du territoire algérien. « Je suis accompagné du directeur exécutif d’ENI. Cela démontre notre engagement à mener des négociations concernant des quantités supplémentaires de gaz. Nous escomptons évidemment les concrétiser dans les meilleurs délais ». 

Il s’agit là de ce qu’a déclaré Luigi Di Mario devant la presse. Il n’a cependant communiqué aucun chiffre sur cette éventuelle augmentation. Celle relative aux livraisons de gaz algérien. Le même responsable a tenu, dans le même sillage, à souligner un point. Soit le rôle et le poids de l’Algérie, troisième fournisseur de l’Italie derrière la Russie, dans les importations européennes de ce combustible fossile. 

« Le gouvernement italien s’est engagé à accroître les approvisionnements en énergie notamment en gaz. Cela auprès de divers partenaires internationaux, dont l’Algérie. Un pays qui a toujours été un fournisseur fiable ». C’est ce qu’a souhaité mettre en exergue le locuteur susvisé. Et de conclure face aux journalistes algériens : « Notre objectif est de protéger les entreprises et familles italiennes des effets de cette guerre atroce ». 

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