Google honore l’artiste Algérien Mohammed Racim

Digital – Le moteur de recherche sur internet « Google » a rendu hommage, hier jeudi, à l’artiste plasticien algérien, Mohammed Racim, le fondateur de l’École algérienne de miniature.  

Google, le moteur le plus utilisé dans le monde, a en effet célébré le 125e anniversaire de l’immense artiste algérien de renommée internationale, Mohammed Racim en l’occurrence. À cette occasion, le géant américain de l’Internet a dressé un portrait, via un Doodle sur sa page d’accueil, du natif de la Casbah d’Alger. Nous vous présentons, ce 25 juin 2021, un aperçu de la vie de l’un des pionniers de l’art de la miniature.   

Pour ceux qui l’ignorent encore, les Doodles sont des modifications surprenantes, souvent amusantes, apportées au logo rouge, jaune vert et bleu pour fêter un anniversaire ou un événement spécial. Faisant parti des plus grands noms de la peinture d’antiquité, Mohammed Racim a lui aussi eu droit à la fameuse annimation de Google. 

Né en 1896 et décédé en 1975, il est l’une des figures emblématiques de la peinture miniature et très certainement l’un des artistes algériens les plus renommés de l’Histoire. Peintre, calligraphe et miniaturiste, Mohammed Racim a empilé les disciplines artistiques en y excellant. La forme d’expression qu’il cultiva tout au long de sa vie trouve son origine dans la famille d’artistes-artisans auprès de laquelle il grandit.

La peinture de Mohammed Racim : un vecteur de résistance à la colonisation 

Fortement influencé par les broderies arabes des tapissiers de la Casbah ou par le travail des sculpteurs en bois, l’artiste algérien chercha longtemps son style. Sa première exposition fut un passage dans un bureau de dessin colonial. Ses œuvres faisaient déjà sensation alors qu’il n’avait que quatorze (14) ans. 

Les artisans de son quartier de résidence lui permirent de pratiquer, par la peinture, une auto-analyse de la culture algérienne. Des travaux artisanaux par lesquels il s’échappa, de surcroît, de la réalité coloniale et de la ségrégation ambiante qui régnait à cette époque. C’est de façon parfaitement consciente, pourtant à un très jeune âge, qu’il transporta son envie la plus ardente sur la toile pour réaliser ses toutes premières œuvres originales.   

Celle de protéger le patrimoine algérien culturel et religieux. Il réussit alors à développer sa propre forme d’expression hybride à travers des miniatures. Il a aussi combiné, tout au long de sa carrière artistique, des matériaux traditionnels, des styles arabesques classiques et calligraphiques. Des collectionneurs étrangers s’arrachaient ses toiles. Ses principaux clients étaient des hommes d’affaires et des fonctionnaires.

Ils le définissaient comme un génie extrême des tableaux à la nature luxuriante qui ne ressemblent à aucun autre. Son art a fait revivre aussi bien les coutumes culturelles algériennes que celles maghrébines. Il faut dire que Mohammed Racim a joué un rôle déterminant dans le mouvement d’indépendance de l’Afrique du Nord.  

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