Le géant du gaz italien ENI renforce son activité en Algérie

Énergie – Dans le cadre du renforcement de son activité de production de gaz en Algérie, le géant italien ENI s’est engagé dans des négociations qu’ils s’apprêtent à aboutir. Nous vous relayons tous les détails à ce sujet dans la suite de ce passage du 13 mars 2022.

Au fait, dans le but d’offrir une sécurité gazière à la ville de Rome, le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, s’est déplacé en Algérie. Quelques jours plus tard, le géant du gaz italien, ENI, s’est engagé pour consolider son existence en Algérie et investir dans le secteur des hydrocarbures.

Conformément à ce qui a été rapporté par le quotidien arabophone Echorouk, la société nationale italienne des hydrocarbures, ENI, s’est récemment lancée dans les négociations d’achats d’actifs du géant BP (British Petroleum) en Algérie. Celle-ci est une compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole.

Les pourparlers entre les deux parties semblent alors bien avancées. Cela puisque le britannique BP est sur le point de lui céder certaines participations en Algérie. Celles liées aux deux grands développement gaziers à In Salah et In Amenas. 

Alors qu’un accord final entre BP et ENI est sur le point d’être finalisée, le total des actifs de la société britannique a atteint les six (6) milliards et 800 dollars en fin d’année 2021. Au moment où ceux de l’entité italienne se sont élevés à environ sept (7) milliards et 300 millions de dollars.

Vers une hausse de l’approvisionnement en gaz algérien en Europe

Depuis longtemps, la société italienne privée d’hydrocarbures, ENI, et le major africain, Sonatrach, ont signé un contrat d’achat et de vente de gaz algérien à long terme. Actuellement, les deux collaborateurs visent à augmenter la production en gaz algérien en vue de l’acheminer vers l’Europe à travers l’Italie.

En sus, le groupe ENI a pour objectif de convertir la propriété des deux projets gaziers susmentionnés. Et ce, afin de transporter une quantité plus importante de gaz vers l’Europe par le biais du gazoduc Transmed reliant l’Algérie à l’Italie via la Tunisie. Ce dernier achemine, actuellement, vingt (20) milliards de mètres cubes de gaz. Soit deux tiers de sa capacité.

De ce fait, la compagnie italienne vise à augmenter cette quantité à trente-deux (32) milliards de mètres cubes. Par ailleurs, il sied de noter que l’Italie prévoit d’augmenter ses importations en gaz à partir du territoire algérien dans le but de moins dépendre du gaz de la société anonyme russe Gazprom.

C’est en tout cas ce qu’a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères lors de sa visite en Algérie. Tout comme les autres membres adhérents de l’UE, le gouvernement italien souhaite, par cette démarche, inciter la Russie à renoncer à son invasion militaire en terre ukrainienne

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