AccueilActualitéFranceFrance : propos racistes à l’Assemblée nationale (vidéo)

France : propos racistes à l’Assemblée nationale (vidéo)

France – La dernière séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale a été suspendue après des injures racistes émanant d’un député du RN lors de la prise de parole de l’élu LFI Carlos Martens Bilongo, de couleur noire et d’origine congolaise. On vous en dit plus dans les les lignes qui suivent. 

La question migratoire continue d’animer la sphère politique française et fait baisser, au passage, la cote de popularité du parti présidé par Le Pen, connu pour son hostilité accrue envers les immigrés africains. Un désamour qu’il ne cesse de réitérer. Dernier épisode en date : une séquence des plus nauséabondes à travers laquelle un de ses représentants a tenu des propos racistes en pleine séance à l’Assemblée nationale, en France. 

Des députés scandalisés, une interruption houleuse et rarissime de la séance des questions orales, des campagnes d’appel à la sanction du Rassemblement national (RN)… Voilà une affaire qui a soulevé, ce jeudi, un tollé général au sein de l’Hexagone.

Alors que le jeune élu de La France Insoumise (LFI), Carlos Martens Bilongo, portait un discours sur le « drame de l’immigration clandestine » à la tribune, il y était accueilli par une invective raciste. On a en effet pu distinctement entendre la phrase « qu’il retourne en Afrique ! » s’échapper de l’hémicycle.

Elle a été prononcée par le parlementaire RN Grégoire de Fournas. Ce dernier, faut-il le rappeler, a remporté la 5e circonscription du Médoc aux élections législatives de juin dernier. Son interpellation a alors rapidement conduit à l’arrêt de la séance au Palais Bourbon. Il n’en fallait pas plus pour susciter une vague d’indignation. 

France/racisme à l’Assemblée: les réactions du gouvernement et des personnalités politiques 

Les propos de Grégoire de Fournas ont fait bondir les membres du plus haut sommet de l’État français, à commencer par Emmanuel Macron. Le locataire de l’Élysée s’est effectivement dit « heurté par des mots intolérables ». C’est selon ce que rapporte son entourage.

Élisabeth Borne, Première ministre, n’a, de son côté, pas hésité à monter au créneau. Elle a tenu à dénoncer les idées du collègue de Marine Le Pen. « Le racisme n’a pas sa place dans notre démocratie ». C’est ce qu’a donc déclaré la cheffe du gouvernement. Cela avant d’appeler le bureau de l’Assemblée nationale à « prendre des sanctions ».

Les autres partis politiques disent, eux, refuser de siéger au Parlement « tant qu’une peine extrêmement lourde n’a pas été prononcée ». Face à cette vague de solidarité envers Carlos Martens Bilongo, l’auteur de l’injure raciste se défend de toute intention de discrimination dans ses propos.

Au micro de BMFTV, il a ainsi confié avoir prononcé la phrase « qu’il retourne en Afrique ! » au pluriel pour évoquer les migrants. « Et non pas son collègue Insoumis », a-t-il expliqué. Pas sûre que cela puisse convaincre le bureau de l’Assemblée nationale qui se réunira ce vendredi 4 novembre 2022 afin de décider de quelle sanction devra écoper l’ex-viticulteur de 37 ans.

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