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France : Vers la fin de l’envoi des imams d’Algérie et de Turquie ? (Vidéo)

France – Pour en finir une fois pour toute avec le séparatisme, le président de la France, Emmanuel Macron a proposé de mettre un terme à la formation des imams à l’étranger envoyés et payés par l’Algérie et la Turquie. Mais la question qu’on devrait se poser avant tout est : Ce projet est-il réalisable d’ici 2024 comme le voudrait Macron ? Chems-Eddine Hafiz répond. 

Pointée du doigt par le chef de l’État français, Emmanuel Macron dans le cadre de la lutte contre le séparatisme islamiste en France, la formation des imams détachés envoyés par des pays étrangers dont l’Algérie et la Turquie devrait prendre fin après quatre ans. Autrement dit, cette mesure sera normalement effective en 2024. Cependant, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, la plus vieille de l’Hexagone, Chems-Eddine Hafiz possède un avis bien tranché sur la question. 

En effet, invité sur le plateau de France info ce samedi 31 octobre, l’avocat franco-algérien estime que la fin de formation des imams détachés « n’est pas réalisable » en quatre (04) ans. Si c’est pour Macron, le nerf de la guerre contre le séparatisme islamiste est de ne plus recevoir des imams de l’Algérie, la Turquie ou autres, Chems-Eddine Hafiz voit les choses sous un autre angle. Selon ce dernier, ce n’était qu’un discours pour « émettre un vœu ». Ainsi, si l’on se croit à la déclaration de l’avocat, la réalité est toute autre sur le plan de la réalisation.

Arrivé à ce stade lors de sa déclaration, le recteur de la Grande Mosquée ne s’est pas empêché de défendre voire séparer le bon grain de l’ivraie. Pour lui, il faut d’abord et avant tout « faire un tri au niveau international » ; « On ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac », ajoute-t-il. Dans le détail, l’avocat a proposé de renforcer la relation existante depuis un bail entre la France, l’Algérie et le Maroc. 

Révélant à cet effet être sûr et certain que les imams algériens et marocains ; ne se prononcent jamais contre la France lors de leurs discours. Cela pour dire qu’il faut combattre d’autres partis. Pour se justifier et argumenter davantage son point de vue ; Chems-Eddine Hafiz a donné l’exemple de la Ligne islamique mondiale et les « médias interposés ». Selon lui, il ne faut pas s’attaquer aux imams mais plutôt à ceux qui sont contre la démocratie. 

Se détacher des mythes : telle est la solution

Loin de la formation des imams détachés et du séparatisme, Chems-Eddine Hafiz qui a publié un fascicule intitulé Les 20 recommandations de la Grande Mosquée de Paris en matière de prévention de la radicalisation revient dans la même interview sur la façon pour rendre justice à l’islam voire de le « libérer des influences étrangères ». Pour lui, il faut faire connaitre aux autres la vraie face de l’islam

Selon les dires de l’orateur, le synonyme de l’islam est bien autre depuis le 11 septembre 2001. De la justice et de la paix, l’islam est devenu aux yeux de plusieurs personnes synonyme de « terrorisme, de violences, de tueries, de morts… ». Sur un ton agacé, Chems-Eddine se lamente, « ça me chagrine énormément ». 

Pour lui, les imams ne doivent pas rester dans les mosquées ; ils doivent aller à l’extérieur et raconter voire éclaircir le grand flou sur cette religion. Et c’est la toute première mission pour lutter contre les mythes et les fausses images sur l’islam. Pour lui, ce n’est pas de l’encre sur un papier. Chems-Eddine Hafiz compte bien aboutir ce projet. Il a de même révélé qu’il est en train de lancer « des universités populaires itinéraires à travers toute la France ». Et ce, pour expliquer la vraie religion

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