« La France a une dette envers l’Algérie de 684 milliards d’euros », estime un spécialiste

Algérie – L’historien Abdelkrim Badjadja affirme que la France doit une dette colossale à l’Algérie. Selon lui, l’ancienne puissance coloniale doit indemniser notre pays d’un montant de 684 milliards d’euros. Découvrez le pourquoi de cette déclaration, ce 10 octobre 2021.

L’ancien directeur du Centre des archives nationales, Abdelkrim Badjadja, a révélé dans une entrevue avec le quotidien Le Soir d’Algérie que notre pays peut exiger le paiement d’une vieille dette à la France. Il a effectivement expliqué que l’Algérie a le droit de réclamer à l’État français un dédommagement estimé à 684 milliards d’euros.

D’après l’historien, il s’agit de la valeur des ressources pillées à la Trésorerie de l’État algérien après sa chute en 1830. Des ressources transférées vers France. Alors, en réponse aux politiciens français qui proclament que l’Algérie est une invention de la France, l’archiviste Badjadja précise que l’Algérie existe en tant qu’État depuis 2.500 ans.

Dans ce sens, il a ajouté que c’est l’arrivée des Français en 1830 qui a appauvri notre pays. Donnant naissance par la suite à un peuple ignorant après 132 années de colonisation, souligne-t-il. D’un autre côté, l’histoire algérienne doit être enseignée différemment, poursuit-il. L’érudit en histoire a déclaré queleque chose à propos de l’enseignement de cette discipline.

Il insiste sur le fait que les enfants en Algérie doivent cesser d’apprendre l’histoire d’Algérie comme s’ils étaient des militants d’un parti politique. L’heure est maintenant à l’enseignement de l’histoire de manière scientifique, soutient-il. En réalité, la vraie raison de l’occupation de l’Algérie par la France n’est pas le Coup de de l’éventail du Dey Hussein, explique-t-il.

Les explications sur la somme de 684 milliards d’euros

Mais plutôt le refus de la France de payer les dettes dues par la Régence d’Alger pour l’exportation de cargaisons du blé algérien. Cela dans le but d’aider les Français qui souffraient d’une famine. Chose qui a résulté de la crise économique ayant suivi la Révolution française.

Pour comprendre l’origine de ce montant, il faudrait remonter 191 ans en arrière. C’est-à-dire jusqu’au 17 juillet 1830. Alors, selon les donnés récoltées par Badjadja, le général français De Bourmont a adressé un télégramme au ministre de la Guerre l’informant de la fin de l’inventaire des biens du Trésor de la Régence d’Alger. Au total, la somme a été estimée à une valeur de 13.200.000 francs-or à l’époque.

Ce qu’on a transporté sur le navire Marengo en France. Sans compter les 11.500.000 de la même monnaie. Mais encore, l’historien a dressé la somme complète de la dette en rappelant les lingots d’or et des pièces d’argent qui ont atteint environ 27.000.000 de la même valeur. En se basant sur les estimations du Consul britannique et américain, la Trésorerie de l’Algérie était de 300 millions de franc-or.

Donc, si l’on considère tout ce trésor, cela équivaut à la valeur actuelle de 90 milliards d’euros. Évidemment, avec un taux d’intérêt minimum pour une période de 132 ans d’occupation par la France, en tout 684 milliards d’euros reviennent de droit aujourd’hui à l’Algérie. Toujours d’après les propos recceuillis par le quotidien national.

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