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France : une détenue algérienne en grève de la faim pour éviter l’expulsion

Faits divers – En France, une jeune femme de nationalité algérienne a décidé d’entamer une grève de la faim afin de dénoncer les conditions « inhumaines et insalubres » dans lesquelles elle dit être détenue et protester contre son expulsion. Le reste des détails est à découvrir dans la suite du présent article. 

En 2019, Leïla, une mère trentenaire de deux (2) enfants, s’est vue infliger quatre (4) ans de prison. La raison en est alors l’envoi d’une somme de deux mille cinq cents (2.500) euros qu’elle avait effectué pour des membres de sa famille ayant rejoint un groupe terroriste établi en Syrie. Actuellement enfermée depuis cinq (5) mois au CRA du Mesnil-Amelot, situé en région Île-de-France, cette détenue algérienne observe une grève de la faim.

Au sein du susdit lieu de privation de liberté, la ressortissante algérienne a en effet récemment entamé un jeûne de protestation aux côtés de plusieurs autres internées. Un procédé à la faveur duquel elle espère notamment se défaire de l’Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une mesure administrative française, délivrée par la préfecture, dont elle fait l’objet. 

« Ils avaient prévu un vol pour le 13 août. Mais l’Algérie n’a pas accordé de laissez-passer consulaire. Le juge des libertés a décidé de me maintenir en détention. Je suis déjà sous contrôle judiciaire. Je veux juste retrouver mes enfants et je n’ai aucune raison de m’enfuir », a-t-elle effectivement déploré auprès du quotidien L’Humanité. Nous vous en disons plus dans la suite de notre édition du 13 janvier 2023. 

Justice en France : le bras de fer juridique engagé par l’Algérienne Leïla ! 

Au micro du même média, la jeune recluse a déclaré subir une véritable injustice du système français. Elle explique à cet effet mériter un allègement de peine comme ce fut le cas pour sa frangine, condamnée pour le même motif. « Ma sœur détient la double nationalité franco-algérienne. Elle était visée par une sanction plus lourde. Mais celle-ci a été relaxée par la Cour de cassation », souligne-t-elle en outre. 

Cette dernière continue alors encore aujourd’hui de contester les faits qui lui sont reprochés. Elle dit que l’envoi du montant en question n’était en aucun cas une approbation des actions des bénéficiaires. « Ils ont dit qu’ils n’avaient plus rien pour vivre là-bas. J’étais naïve. Je n’ai rien caché. J’ai même fourni ma carte d’identité pour effectuer le transfert d’argent », assure-t-elle. 

Mardi dernier, la maman a déposé un recours devant le tribunal administratif pour tenter de récupérer son titre de séjour. Outre son statut juridique, la maman a alerté sur le traitement « dégradant » dans les Centres administratifs de rétention (CRA).

Climat de violence constant, promiscuité, absence de soins pour les femmes enceintes, harcèlement quotidien de la part des brigades de la police… C’est un témoignage glaçant qu’a livré la même intervenante, qui se dit prête à se nourrir uniquement d’eau jusqu’à ce que sa voix soit entendue.

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