France : baisse de 7% des prénoms arabo-musulmans ces 3 dernières années

France – Une étude des données relatives aux prénoms attribués en France démontre une baisse de 7%, qui a été observée sur les trois dernières années pour les prénoms arabo-musulmans.

En effet, le média Heure Prière a mené une étude en analysant la liste des prénoms attribués aux bébés nés en France, qui est publiée chaque année par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), et ce, dans le but de connaître l’évolution des prénoms arabo-musulmans dans le pays.

De ce fait, il en est ressorti que l’attribution des prénoms d’origine arabe a connu une baisse de 7% au fil de ces trois (03) dernières années. Sachant qu’en 2020 sur un total de 713.273 naissances en France, seulement 83.703 nouveau-nés ont des prénoms arabo-musulmans. Soit 11,74%.

Cependant, le taux des prénoms français n’est étonnamment pas si important que ce qu’on peut imaginer. Il s’agit, en fait, d’une proportion de 21,73%. Or, le choix le plus prisé par les Français reste pour les prénoms étrangers; dont le taux s’élève à 66,54% sur la totalité des prénoms attribués durant l’année 2020.

France : quelle place pour les prénoms arabo-musulmans ?

Au fait, durant ces trois (03) dernières années, une nette dégradation a été observée lors de l’attribution des prénoms arabes. Sachant qu’en 2017, 90.317 prénoms arabo-musulmans ont été donnés aux nouveau-nés en France. Cela, d’après les données de la liste publiée par l’INSEE. Cependant, en 2020, seulement 83.703 de ces prénoms y figurent.

Par conséquent, on peut distinguer une décroissance de 7%. Soit, un recul qui devrait susciter l’intérêt de certains spécialistes et sociologues à étudier la question. D’autant plus que les prénoms étrangers sont nettement plus dominants que les Français. 

Est-ce que cela est en rapport avec le contexte de mondialisation et d’ouverture ? Est-ce que les parents sont amenés à choisir des prénoms pour faciliter l’intégration de leurs enfants dans la société ? Tout ce qu’on peut dire c’est que le sujet des « prénoms » peut en dire long, et même plus qu’on peut le croire.

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