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France : Une Algérienne rend hommage aux maquisardes dans un film

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Algérie / France – La franco-algérienne romancière et cinéaste Nora Hamdi a choisi de rendre hommage aux maquisardes algériennes, dont sa mère, dans un film tiré de son œuvre littéraire publiée en 2014.

En effet, la franco-algérienne romancière et cinéaste Nora Hamdi s’est penché vers le septième art afin de transformer ses mots écrits en 2014 en images. C’est de cette façon que l’Algérienne née en France a décidé de rendre hommage aux maquisardes algériennes. Pour le titre de son film, l’auteure a choisi La Maquisarde, en se référant à son personnage principal. 

En ce qui concerne l’identité de son personnage principal éponyme, la native d’Argenteuil a choisi la combattante la plus courageuse qu’elle connaisse. Il s’agit de sa mère, la maquisarde Neïla. De cette manière, la réalisatrice qui a pu convertir les maux de sa mère en mots pourra une seconde fois mettre ces douleurs en scènes. Et ce, en laissant son empreinte singulière, le lien familial qu’elle entretient avec l’héroïne de son histoire bien réelle. 

Neïla n’est pas seulement une mère mais aussi une guerrière, un exemple des milliers qui raconte l’histoire de toutes les Algériennes pendant la décolonisation de l’Algérie. Dans son entretien accordé à Cheek Magazine, Nora Hamdi s’est étalé sur son film portant sur un sujet doublement délicat, la femme et la décolonisation algériennes.

Un film qui revive les femmes algériennes.. Ces oubliées de l’histoire 

La figure féminine dans le film de cette écrivaine algérienne est symbolique. Pour elle, le but de la révolte des hommes et femmes algériens était commun, « survivre et être libres », a-t-elle confié au magazine. Cependant, malgré le rôle primordial des femmes dans la guerre qui consistait à s’occuper des enfants, des récoltes et même du budget; « la déception a été grande ». Ces guerrières « sont retournées aux fourneaux après la guerre », a-t-elle expliqué.  

Dans le même sillage, la romancière qui est également artiste a inséré des images documentaires du camp de concentration pour femmes. En se confiant au magazine; elle a indiqué qu’il y a bien eu des camps de concentration dédiés aux femmes pendant la période coloniale. En sus, elle a mentionné avoir visité l’un de ses camps où étaient internées sa grand-mère et sa mère. C’est l’une des choses que sa mère a eues la chance d’en témoigner, ajoute la cinéaste au magazine.

Pour Nora Hamdi, choisir entre le camp de l’Algérie ou la France « c’est tomber dans un piège »

Comme étant franco-algérienne, Nora Hamdi a indiqué que choisir un camp, « c’était tomber dans un piège ». La franco-algérienne poursuit pour souligner que ses parents ont connu la guerre d’Algérie mais elle est née en France. «On ne devrait pas avoir peur d’en parler si on s’en tient strictement aux faits », a-t-elle ajouté lors du même entretien.

À cet effet, l’auteur a déclaré avoir été inspirée de Germaine Tillion, une résistante française. À travers un duo de Neïla et Germaine, Nora Hamdi a voulu révéler « une sororité féministe ». Pour elle, toutes les deux se sont battues comme des hommes « que ce soit pendant l’occupation allemande en France; ou pendant la guerre d’Algérie », a-t-elle précisé.

À cet égard, Nora Hamdi a mis en exergue le combat commun. Pour elle, c’est tout ce qui compte, « on se fout des origines ou de la religion », a-t-elle souligné. Pour en finir avec la question des camps à choisir; elle a confié qu’elle n’oubliera jamais que sa mère « a été épargnée par un officier insoumis français. Ce dernier a « pris le risque de lui laisser la vie sauve ».

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