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France : une Algérienne, personne à handicap, chassée de son logement social

France – Nassira Benchergui est une Algérienne, d’une soixantaine d’années, souffrant d’un handicap moteur, qui s’est vue expulsée de son logement social. Elle s’est retrouvée SDF du jour au lendemain. Son histoire interpelle les consciences. 

L’Algérienne Nassira Benchergui, une femme habitant Bron en région lyonnaise (France), qui n’a pas l’usage de ses jambes, a vécu son expulsion du logement qu’elle occupait. Elle a ainsi atterri dehors. « J’ai tout perdu », s’est-elle plainte auprès de Actu Lyon. On reprend ici pour vous, ce 3 janvier 2023, les détails de l’affaire qui révolte nombre d’humanitaires et de militants bénévoles à l’Hexagone. 

Le commencement des ennuis de cette personne à handicap remonte à août de l’année 2022. Pour cause de non-paiement de son loyer, la sexagénaire a été contrainte d’évacuer son logement. Depuis cette date fatidique, la dame traîne dans la rue et pour dormir, elle improvise son scooter comme lit.

Nassira Benchergui n’est pas parvenue à régler sa facture. Elle perçoit bien une allocation APL (Aide personnalisée au logement). Mais cette dernière n’a apparemment pas était suffisante pour qu’elle paie ses dettes d’un montant de 6.000 euros. Le résultat a été amer : une expulsion dans la rue. 

Où est Nassira Benchergui en ce moment ?

Le logement d’où on l’avait sortie, témoigne une bénévole ayant pris en charge Nassira, était d’une hygiène lamentable et l’ascenseur de l’immeuble mal entretenu a, plusieurs fois, bloqué la dame souffrant de handicap. Sa chambre ne faisait que 10 m² et le déplacement à l’intérieur, d’une personne à handicap, était particulièrement éprouvant. Soulignons qu’en intérieur, elle se déplace sur un fauteuil roulant, et à l’extérieur sur un scooter adapté.  

Par la suite, on lui a suggéré un logement via le service d’urgence 115. L’ennui est qu’elle était complètement incapable de passer seule la porte d’entrée ou de pénétrer sans l’assistance d’une autre personne dans la salle de bain. Malgré que les autorités municipales sont au courant de son problème, la femme algérienne demeure sans toit au-dessus de la tête.

Pour le moment, une infirmière lui a laissé son logement le temps que les vacances d’hiver s’écoulent. Il lui reste une semaine au chaud. Après, malheureusement, si rien n’est fait pour elle d’ici là, elle va devoir retrouver la rue. C’est justement l’horrible appréhension qui se joue dans son esprit actuellement, en redoutant de retourner dormir sur son scooter à l’extérieur.   

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