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France – Algérie : des historiens décortiquent les propos de la Première ministre Borne

Politique – Des historiens algériens mécontents, analysent le discours de la Première ministre française Élisabeth Borne, autour de la « Reconnaissance mutuelle », disant que la France et même l’Algérie doivent reconnaître leurs crimes commis l’une contre l’autre. Dzair Daily vous explique tout dans la suite de cette édition du 20 octobre 2022. 

Vous n’êtes pas sans savoir que la visite de la Première ministre française, Elisabeth Borne en Algérie survient peu de temps après celle du président Emmanuel Macron. Dans le but de débuter une nouvelle ère de relations liant l’Algérie et la France, Borne évoque à cet égard la « Reconnaissance mutuelle », en réponse à une question concernant le dossier de la mémoire entre les deux susdits pays. 

Cela, lors d’une entrevue accordée à la chaîne de télévision El Khabar. Il sied de dire que la réponse de ladite ministre semble déplaire aux participants de ce symposium. Elle a notamment suscité de nombreuses interrogations et interprétations. Et ce, de la part des historiens qui ont procédé à l’analyse de son discours, et qui avec limpidité ont exprimé leur désaccord.

Ces derniers s’accordent alors à dire, que les propos de Borne sont inopportuns et inadmissibles. Compte tenu des hostilités et des drames qu’a subi l’Algérie par la France. Il est donc quasiment impossible que l’Algérie admette des crimes qu’elle n’a pas commis, si ce n’est que par légitime défense. Il en résulte systématiquement une inégalité entre « La victime et le bourreau ». 

L’historien algérien, Rabah Lounici explique le discours de Borne 

Par ailleurs, Rabeh Lounici, historien et analyste politique, donne des explications précises au sujet des propos de la ministre française Élisabeth Borne. En effet, il déclare que les propos de celle-ci ne sont pas prononcés à l’improviste. Il fait notamment savoir que les hommes politiques choisissent minutieusement les termes et les mots qu’ils utilisent. 

Ces politiciens disposent notamment de penseurs et de médias de manière réfléchie afin de servir des objectifs stratégiques bien définis. Effectivement, Lounici affirme que les termes « Reconnaissance mutuelle » apparaissent fortement entre les mains du penseur français d’origine bulgare, Tzvetan Todorov.

Ce critique littéraire l’a mentionné et expliqué en détail dans son livre « Nous et les autres », qui traite de la réflexion française sur la diversité humaine. Selon lui, il l’a consacré aux questions d’identité et de citoyenneté dans de multiples pays. C’est-à-dire que le sens de la locution verbale précitée, est bien plus profond que ce que l’on pense. 

Pour mieux la cerner et l’assimiler, il faudrait faire appel au philosophe français, d’origine russe, Alexandre Kojève. Ce dernier est spécialisé dans l’interprétation du philosophe allemand Hegel. Celui qui a évoqué la question de la relation entre le maître et l’esclave. Aussi différents qu’ils soient, en termes d’identité, de culture et de la croyance, où chaque citoyen reconnaît l’autre qui est différent de lui, l’Algérie et la France.

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