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Finance islamique en Algérie : Voici les 8 produits financiers autorisés

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Algérie – Un économiste décortique la loi sur la finance islamique et explique les 8 produits autorisés par la Banque d’Algérie dans le cadre du fonctionnement de ce nouveau marché de la finance alternative.

Lors d’un entretien accordé à la chaîne arabophone Ennahar, le professeur en économie à l’université de Ouargla, Slimane Nacer, s’est exprimé sur la nouvelle loi parue dans le Journal officiel sous le règlement N° 20-02 du 15 mars 2020, qui annonce l’autorisation de huit (8) produits et prestations financières conformes aux principes de la Charia et de la Finance Islamique

« Ce texte de loi a détaillé les mécanismes de la finance islamique en définissant les produits qui régissent ce système alternatif au nombre de 8, à savoir la Mourabaha, la Moucharaka, la Moudaraba, l’Ijara, le Salam, l’Istisna’a [ainsi que les comptes de dépôts et les dépôts en comptes d’investissement, ndlr].», a expliqué l’économiste.

Néanmoins, Nacer considère que cette nouvelle loi sur la finance islamique est pratiquement à l’identique des lois précédentes apparues en 2018. Le seul changement dans cette nouvelle réglementation est la création d’un comité de contrôle de ce marché, a-t-il dénoté.

« Cette loi a apporté une obligation pour les institutions financières qui souhaitent proposer des produits [et des prestations] islamiques, de détenir une autorisation délivée par un comité préalablement désigné. », a indiqué l’économiste, soulignant à cet égard qu’il n’est pas encore spécifié si ce dit comité est sous tutelle du ministère des Affaires religieuses ou bien une autre entité.

La finance islamique pour éradiquer le marché noir ?

En effet, Slimane Nacer appelle à ne pas limiter cette finance alternative à la seule ambition d’éradiquer le marché noir, fustigeant dans ce sens, les ambitions d’éradication du marché parallèle par le biais de la finance islamique. Une thèse défendue par bon nombre de décideurs et d’experts économiques en Algérie.

« J’ai entendu plusieurs décideurs dire qu’ils ont fait recours à la finance islamique pour récupérer l’argent du marché noir. Il ne faut pas s’attendre à ce que la finance islamique n’apporte plus que ce qu’elle peut apporter comme plus pour l’économie du pays. », a-t-il fustigé.

En outre, Nacer estime que la finance islamique peut constituer un levier important pour le financement des projets des personnes qui ne souhaitent pas passer par le système traditionnel. Un circuit financier caractérisé par le taux d’intérêt. 

« Nous devons autoriser la finance islamique car le peuple algérien est majoritairement musulman et ne spécule pas sur les intérêts. » a-t-il souligné, avant d’ajouter qu’il était inconcevable d’avoir la même réglementation pour les établissements bancaires traditionnels et ceux de la finance islamique car ils diffèrent dans le fonctionnement. « Plusieurs lois doivent être changées dans le règlement de la banque centrale qui régit le secteur bancaire. Car ces dernières sont conçues pour réglementer les banques traditionnelles mais inadaptées avec la finance islamique. » a-t-il conclu.

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Publiée par ‎Ennahar Tv النهار الجديد‎ sur Samedi 28 mars 2020

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