Fin de subvention du sucre en Algérie : ce qu’a dit le Premier ministre

Algérie – Dans sa réponse aux questions des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane a affirmé que l’État avait décidé de ne garder la subvention du sucre que pour la consommation directe. 

La mesure de la limitation de la subvention du sucre en Algérie à la consommation directe permettrait à l’État d’économiser l’argent public inutilement et surtout de préserver la santé des populations. Au lieu de subventionner un produit nuisible sur le plan sanitaire et dont la matière première est importée !

L’État décide d’allouer des aides ciblées au profit des populations démunies pour leur permettre de consommer des produits locaux et bénéfiques pour la santé. C’est ce que soutient le chef de l’Exécutif. Toujours, en réponse aux questions des députés, le responsable ministre a poursuivi son allocution.

Il a ainsi stipulé : « Nous n’accepterons pas que l’aide soit destinée à des personnes qui ne le méritent pas et à des personnes qui continuent de gâcher l’économie nationale. Et nous visons à orienter l’aide vers le secteur de la santé et de l’éducation et à améliorer les salaires ».  

La suppression des subventions du sucre permettrait au Trésor public de ne pas perdre des milliards de dinars par an, clame Benabderrahmane. Les derniers chiffres rendus publics soulignent que durant les sept dernières années, les budgets alloués au sucre et à l’huile alimentaire raffinée s’élèvent à près de 20 milliards de dinars.

Du sucre subventionné dans l’industrie ! 

Cet argent aurait dû plutôt servir à attribuer des aides pour permettre aux familles nécessiteuses de consommer des fruits et des légumes produits localement et bons pour la santé, selon le même orateur. « Nos enfants deviennent accros aux produits sucrés », a ajouté le Premier ministre. Accros, mais pas que !

La surconsommation du sucre industriel est l’une des causes connues de l’obésité, note Echorouk. Mais également du diabète de type 2 et des maladies cardio-vasculaires. Le retrait de la subvention étatique allouée au sucre et son remplacement par des aides ciblées destinées à l’accès des plus démunis aux produits bénéfiques pour la santé est nécessaire.

En fait, le pire est qu’on utilise le sucre subventionné dans l’industrie pour fabriquer des produits aux effets nuisibles à la santé. Plusieurs pays vendent le sucre aux industriels à son prix réel sur le marché. Ils font ainsi au lieu de la vente au prix subventionné. C’est donc pour préserver la santé de leurs citoyens.

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