Fin des retraits de permis en Algérie : ce qu’il faut savoir

Algérie – L’ère des retraits de permis en Algérie est bientôt révolue. Retrouvez plus d’explications à ce sujet, ce 10 novembre 2021.

C’est bientôt la fin des retraits de permis comme sanction aux conducteurs en Algérie. En effet, le ministère des Transports supprimera officiellement les commissions de suspension des permis de conduire. Cela à compter de janvier 2022. Telle chose signifie que si le conducteur enfreint le code de la route, il pourra récupérer son permis de conduire immédiatement après avoir payé l’amende.

De ce fait, la somme de cette contravention résulte de la nature de l’erreur commise. Mieux encore, après le retrait du permis, les conducteurs seront autorisés à conduire pendant 10 jours au lieu de 48h auparavant. Seule condition est le règlement de l’amende avant l’expiration du délai fixé à 45 jours. Dans le cas où cette nouvelle mesure n’est pas respectée, le dossier sera déféré aux autorités judiciaires. Et ce, sans la remise du permis.

Selon des sources de Echorouk, la procédure a été proposée par le Commandement de la gendarmerie nationale. Dans ce sens, les permis de conduire retirés font l’objet de plusieurs pertes. Notamment, en les transférant d’une wilaya à une autre. C’est ce qui a été constaté après une étude détaillée de ce dossier par les services de sécurité. Ainsi, la nouvelle mesure épargnera aux conducteurs, un long trajet et l’interruption de leurs activités.

À combien s’élèvent les peines pécuniaires ? 

Quant à la valeur des amendes liés à toutes les infractions au code de la route, le conducteur devra s’acquitter des mêmes montants figurant dans la loi 05/17 de la sécurité de la circulation routière. Pour les infractions au premier degré liées principalement à l’utilisation de documents et d’équipements de véhicules non conformes, l’amende a été fixée à 2.000 DA avec le retrait d’un point.

Par ailleurs, le conducteur d’un véhicule doit payer 2.500 DA avec le retrait de deux points sur son permis s’il s’agit d’infraction de deuxième degré. C’est à l’instar du franchissement de la ligne continue et l’arrêt et stationnement aléatoire etc. Quant aux transgressions de troisième degré, telles que le non-port de la ceinture de sécurité et l’arrêt ou le stationnement dangereux, ou bloquer la circulation, une amende de 3.000 DA sera appliquée avec un retrait de 4 points.

Tandis que l’amende de 5.000 DA sera la peine à payer contre les infractions de quatrième degré. On mentionne ici, les manœuvres interdites sur les routes et autoroutes. Mais également rouler avec un véhicule sans feux. Finalement, pour les fautes relatives à l’intersection, au dépassement, et à l’utilisation manuelle d’un téléphone portable. Puis, aussi le port des écouteurs aux deux oreilles au volant s’accompagne d’un retrait de 6 points.

Tout conducteur d’un véhicule dépassant la vitesse limite autorisée de 30 % sera puni. Ce sera avec une amende comprise entre 10.000 et 50.000 DA. En outre, tout transporteur dépassant 3500 kg dans son véhicule de marchandises sera emprisonné durant une durée allant de six mois à deux ans. Cela s’accompagne d’une amende de 20.000 DA à 50.000 DA. Même chose pour le transport routier dépassant neuf places. 

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