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Fermeture des frontières : Témoignage des Algériens bloqués à l’étranger

Algérie – À cause de la crise sanitaire du coronavirus, des milliers d’Algériens se retrouvent bloqués dans les quatre coins du monde à cause de la fermeture des frontières qui dure depuis des mois. Ils expriment leurs détresses et voici quelques témoignages.

En effet, la situation pandémique engendrée par le Coronavirus a pris un tournant auquel nul ne s’attendait. Cela fait 8 mois déjà que le calvaire continue pour certains Algériens qui se retrouvent bloqués à l’étranger à cause de la fermeture des frontières. Des parents privés de leurs enfants, des épouses éloignées de leurs époux. Et le bout du tunnel n’est encore pas visible.

Cependant beaucoup de vols de rapatriement ont été organisés. On peut noter le dernier en date. À savoir le vol de rapatriement des Algériens bloqués à Dubaï. Il a eu lieu le 13 novembre dernier. Mais cela reste insuffisant. Et beaucoup d’Algériens se retrouvent toujours bloquées dans différents pays du monde.

Des Algériens clament leur colère, et voici quelques témoignages

On peut citer, dans ce sens, le témoignage bouleversant d’Anissa. C’est une Algérienne bloquée à l’étranger. Elle n’a hélas pas pu dire au revoir à sa mère décédée il y a peu. La mort est survenue pendant la crise sanitaire du Coronavirus. « J’ai envoyé des fax aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Plus des mails et appels à l’ambassade et au consulat, avec le dossier de ma maman très malade que je voulais voir. Elle est décédée la semaine dernière, paix à son âme. J’ai fait cette fois la démarche avec le certificat de décès. Aucune réponse non plus », déclare alors Anissa au quotidien national El Watan.

Anissa est loin d’être la seule à se retrouver dans cette situation. Chahrazed Lina a aussi raconté sa détresse à la même source médiatique. « Mon papa est parti le vendredi 13 novembre sans que je puisse le voir, ni le toucher ni lui dire que je l’aime ». C’est ce qu’elle confie avec émotion. « Je n’arrive toujours pas à faire mon deuil », ajoute-t-elle. « J’ai appelé le consulat à Lyon. Ils m’ont dit que ce n’est pas possible de partir en Algérie malgré cette épreuve ».

Et pour citer un dernier témoignage, on va prendre celui de Kheira Jasmine. Cette dernière a « deux enfants qu’elle dit ne pas avoir vu depuis 8 longs mois. Toutes sont des situations humaines vécues aujourd’hui. Des familles entières  sont déchirées par la distance. L’absence de proches depuis des mois les chagrine. L’État algérien, quant à lui, fournit des efforts pour remédier au problème. Le gouvernement organise des vols de rapatriement dans la mesure du possible. Mais sans pour autant satisfaire tout le monde.

D’autres vols de rapatriement seront organisés dans les semaines à venir

La représentante de la communauté algérienne en Afrique et au Moyen-Orient, Amira Slim, a révélé l’organisation prochaine de nouveaux vols de rapatriement. Toutefois et comme pour la plupart des vols de rapatriement, certaines catégories seulement  pourront y bénéficier. Cela concerne les Algériens en situation d’urgence médicale.

Ceux-ci doivent être munis d’un dossier médical. On parle également des titulaires d’un visa expiré. Ainsi que des étudiants qui se retrouvent livrés à eux-mêmes durant des mois d’affilée. Cette opération de rapatriement sera organisée sous forme de liaisons aériennes spéciales. Il est question ici des affirmations de la députée de l’émigration Amira Salim.

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