Exonération de l’IRG en Algérie : Voici le nombre de retraités concernés

Algérie – Depuis le 1er juin 2020, 60% des retraités sont concernés par l’exonération de l’IRG. « Cependant, la réforme du système est toujours d’actualité et les réflexions sont toujours engagées », rassure le DG de la CNR.

En effet, s’exprimant ce 09 juin, sur les ondes de la Radio Nationale, Chaîne 3, le Directeur Générale de la Caisse Nationale des Retraites, Slimane Melouka a fait le point concernant la situation financière à découvert de son établissement. Au passage, il a évoqué le dossier de l’exonération des retraités de l’IRG ainsi que les sources externes qui pourront contribuer à couvrir le budget de la CNR, déficitaire de 600 milliards de dinars en 2020.

Avant de commencer son constat, Melouka a tenu à rassurer que la problématique financière que rencontre la CNR se pose partout dans le monde. Seulement, l’Algérie ne peut prendre d’exemple particulier sur un autre pays, puisque chacun a ses moyens de financements et sa réglementation, a-t-il expliqué. Citant les revalorisations annuelles, l’invité de la radio a indiqué que plus de 3.1 millions de retraités ont été touchés cette année par ces augmentations. 

Officiellement en vigueur le 1er juin dernier, l’exonération des revenus inférieurs ou égaux à 30.000 dinars de l’Impôt sur le Revenu Global (IRG), concerne 60% des pensionnaires; a précisé l’intervenant. « Chaque année, nous payons près de 130 milliards de dinars d’IRG. Avec cette mesure, ce montant va être revu à la baisse. La différence ne va pas être incluse dans les recettes de la CNR, mais elle va être versée aux concernés », a-t-il confié.

Vers un financement reposant sur les taxes de tabacs et médicaments ?

Slimane Melouka poursuit en rappelant que l’approvisionnement du système de retraite en Algérie provient de deux sources, notamment la CNAS à 80%, et l’État entre 18% et 20%. L’interlocuteur a également mentionné les 1% provenant de la fiscalité douanière, comme troisième source; érigée par la LF 2018. Cette dernière est d’ailleurs appelée à doubler conformément à la LF 2020.

« En 2019, cette taxe douanière à contribuer à hauteur de 50 milliards de dinars. C’est à ce titre que la loi de finances pour 2020 a prévu justement l’augmentation de ce taux qui passe à 2% », a révélé l’invité de la radio. Pour lui, la réforme du système est toujours d’actualité et les réflexions sont toujours engagées. Néanmoins, il n’y a rien de concret, a-t-il précisé. Selon lui, il ne s’agit pas uniquement de réformes paramétriques mais aussi d’identifier de nouvelles sources de financement.

Un travail de fond est en train de se faire afin de récupérer les dus qui doivent être versés à la Cnas. Des suppléments financiers destinés à prendre en charge la CNR. Pour ce responsable, il ne faut pas rester figé sur la recette de la Cnas, mais réfléchir à trouver des sources additionnelles. « Les sources de financement sont là et il faut les exploiter », a-t-il signalé, avant de citer l’exemple d’éventuel prélèvement de taxes sur le tabac, la téléphonie mobile et sur le médicament. 

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