Euro – Dinar Algérien : L’ouverture des frontières anticipée par les cambistes

Algérie – Les cambistes ont broyé du noir pendant presque un an, mais les spéculations autour de l’ouverture des frontières, ravivent leurs espoirs et l’euro, de son côté, n’a pas manqué de prendre son envol face à un dinar algérien qui résiste depuis des semaines pour conserver sa couronne. 

À ce qu’il parait, les spéculations autour de la reprise des vols ne font pas seulement rêver les Algériens bloqués aux quatre coins du monde mais aussi les cambistes du pays. Debout sur les trottoirs ou assis dans le café du coin, au square Port-Saïd, les cambistes se frottent les mains en attendant fébrilement l’ouverture des frontières pour échanger un dinar algérien affaibli avec un euro européen revigoré. 

Ce marché déserté s’impatiente mais garde encore espoir. Il n’attend donc que la réouverture des portes et cieux algériens pour faire sortir sa nappe d’eau et raviver, de ce fait, ses activités illégales. La monnaie unique européenne a subitement retrouvé sa santé de fer. L’euro qui s’échangait contre 19.000 et 20.000 pour un billet de 100, frôle actuellement les 21.000 dinars algériens.

Un changement radical pour un billet négligé depuis la suspension des vols. Il continue donc de grimper vers de nouveaux sommets. Le billet vert, quant à lui, n’a pas manqué de poursuivre son ascension également. Le quotidien francophone, Le Soir d’Algérie, est donc allé à la rencontre des cambistes sur les lieux pour en tirer davantage d’informations sur la situation. 

Les cambistes se tiennent prêts à reprendre le relais

Avec certitude, un cambiste des plus anciens sur le centre incontournable de la devise se dit sûr d’une seule et unique chose. À la fin du mois de janvier et début du mois de février, le marché connaîtra des journées mouvementées, affirme-t-il. Cela puisque, des spéculations autour d’une éventuelle proche reprise des vols envahissent les lieux, explique-t-il au média susmentionné. 

Un autre cambistes a révélé à la même source qu’il s’est engagé dans de grandes opérations d’importation. Il n’attend donc que l’ouverture des frontières comme les autres pour reprendre son business. Optimistes, les cambistes qui ont raté la saison estivale, souhaitent compenser leurs pertes durant cet hiver. Pour eux, tout est déjà préparé.

Le marché est toujours là, l’euro et le dollar le sont aussi et ils n’ont besoin que des clients. Ceux-ci ne viendront que lorsque l’Algérie décide d’ouvrir ses frontières et autorisé ainsi la compagnie aérienne nationale, Air Algérie, à reprendre le chemin des cieux. Chose qui, selon les cambistes, arrivera bientôt. Rappelons, par ailleurs, qu’aucune décision n’a été encore prise au sujet de la reprise des vols d’Air Algérie

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