« L’Espagne paiera cher sa crise politique avec l’Algérie », selon un ancien ministre espagnol

Algérie – L’Ancien premier ministre espagnol, José Maria Aznar, a commenté la crise de l’Espagne avec Alger et le changement de position de son pays sur la question du Sahara Occidental. Nous vous dévoilerons tout dans cette édition du 24 juin 2022. 

En effet, la crise politique entre l’Algérie et l’Espagne continue de susciter l’intérêt d’un ancien ministre espagnol. Rappelons-le, mercredi 8 juin dernier, le gouvernement algérien a annoncé la suspension du traité d’amitié avec Madrid. Il s’agit d’un document vieux de 20 ans. Cette décision survient après le revirement de position de l’Espagne. En ce qui concerne le dossier du Sahara Occidentale. 

Invité sur un plateau de télévision, l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar a soutenu que son pays « paiera cher » au plan diplomatique et politique sa décision. Celle de soutenir le plan marocain au Sahara Occidental. Laquelle a conduit à la crise politique avec Alger. Il s’agit de ce que rapporte le quotidien arabophone Ennahar

Pour cet ancien responsable, la gestion de la crise avec ces deux alliés stratégiques de l’Espagne par le gouvernement de Pedro Sanchez est un échec diplomatique notable. José Maria Aznar déplore particulièrement la manière. Celle avec laquelle le gouvernement espagnol a changé sa position sur le Sahara Occidental. Selon lui, cette décision était prise sans en informer l’opposition ; ni tenir débat parlementaire. 

José Maria Aznar : « L’Espagne sera le grand perdant dans cette crise avec l’Algérie »

Par ailleurs, José Maria Aznar a indiqué que c’est cette décision « inhabituelle » de l’Espagne qui a provoqué la crise avec l’Algérie. Dans sa déclaration, il a expliqué ainsi que son pays tire déjà les conséquences de cette décision. « Nous payons déjà le prix en termes de crédibilité, de respect et de considération », a-t-il souligné.

En outre, il sied de souligner que la classe politique espagnole a, pour la plupart, critiqué la position de son actuel premier ministre, Pedro Sanchez. Ce dernier n’a jusqu’à présent pas justifier sa décision devant le Parlement espagnol.

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