Énergie en Algérie : le prix du pétrole enregistre sa 4ème hausse consécutive

Énergie – Bonne nouvelle pour l’Algérie, deuxième pays producteur de pétrole en Afrique : les prix de l’or noir sont en hausse continuelle. Ils ont grimpé cette semaine à leurs plus hauts depuis deux mois et demi. Nous vous en donnons, ce samedi 15 janvier 2022, plus d’explications. 

Si elle avait plongé l’ensemble de la planète dans la plus importante récession depuis la Seconde Guerre mondiale ces deux dernières années, la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus semble, actuellement, avoir un effet moins préoccupant sur le redressement économique. La preuve en est l’élévation constante des prix du pétrole depuis plusieurs semaines, au profit des exportateurs d’énergie, à l’instar de l’Algérie. 

Longtemps pénalisés par la propagation des innombrables variants du SARS-CoV-2, les cours de l’or noir ont augmenté, dans les échanges de ce vendredi 14 janvier. Ils ont en effet inscrit leur quatrième semaine de hausse d’affilée. Le Brent de la Mer du Nord a ainsi affiché un bond de 5, 38 %. Le baril de West Texas International (WTI) a, lui aussi, frôlé son plus haut sommet. 

Son prix a ainsi enregistré une croissance de 6, 30 %. Alors que depuis la récente éclosion d’Omicron, des investisseurs craignent l’annonce de nouvelles restrictions sanitaires, plusieurs analystes parlent d’une demande mondiale de pétrole à long terme. Ils sont nombreux à évoquer un baril bientôt à cent (100) dollars. « Ce qui relance l’optimisme sur les coûts ». C’est ce qu’a affirmé Andrew Lebow de Commodity Research Group (CRG). 

Énergie en Algérie : un début d’année caractérisé par une hausse tendancielle du prix de pétrole 

« Les prix de l’or noir sont bien partis pour une quatrième semaine consécutive de hausse, car les marchés tablent sur un effet du variant Omicron moins marqué que prévu sur la demande ». Il s’agit là de ce qu’a expliqué un analyste à Exinity. Il s’est exprimé auprès de l’AFP Han Tan. Mais face à une demande de pétrole élevé, les producteurs virent à l’aigre. Ils peinent à satisfaire toutes les commandes. 

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires (OPEP+) annoncent, un mois après l’autre, des augmentations marginales de leurs objectifs d’extractions. Mais ils ne parviennent pas à les atteindre. Ce qui commence à inquiéter sérieusement les observateurs d’ABN Amro. « Nous remarquons que des producteurs comme la Russie, l’Angola, le Nigeria et l’Équateur n’arrivent pas à réaliser leurs desseins ».

Il s’agit là de ce qu’ont souligné les analystes de la banque commerciale et d’investissement néerlandaise précitée. Ces derniers s’attendent même à ce que les cours du pétrole restent encore accrus.  

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