Emploi : l’Algérien est-il heureux dans son travail ? voici la réponse

Emploi – Le citoyen algérien est-il épanoui dans son travail ? Qu’est-ce qui le motive et lui fait plaisir ou, au contraire, le pèse au sein de son milieu professionnel ? Voici deux questions posées récemment à un grand nombre de salariés et employés dans le cadre d’une enquête menée par un média privé. 

Le bonheur professionnel est devenu un sujet primordial pour les travailleurs en Algérie. Qu’ils soient jeunes ou plus expérimentés, tous sont en constante connaissance de soi. Cela passe notamment par le métier qu’ils exercent. Dans ce contexte, l’épanouissement au travail est un point de plus en plus important pour le citoyen algérien dans ce marché de l’emploi.

Une question qu’a traitée la chaîne de télévision privée Ennahar TV. Pour parvenir à des conclusions précises, elle a mené une vaste enquête de terrain, à la faveur d’un micro-trottoir. Nous reprenons pour vous les dessous de son investigation dans cette édition du vendredi 27 mai 2022. Première indication : l’étude distingue trois catégories de travailleurs. 

Il y a d’abord ceux qui estiment que le travail est un moteur d’accomplissement de soi, un moyen d’être utile à la société, et donc, une source de félicité. D’autres résument leurs postes respectifs à une contrainte nécessaire pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Le troisième clan, lui, englobe les personnes qui perçoivent l’activité professionnelle comme une échappatoire à une vie inactive. 

Emploi en Algérie : quelle est la vision des Algériens sur le travail ? 

Les avis des interviewés sont donc très mitigés et ne conduisent pas à une conclusion concrète. Ils permettent néanmoins de savoir qu’un petit nombre de citoyens algériens sont attachés à leur vie professionnelle. Ils sont en effet nombreux, essentiellement des jeunes et des ouvriers, à décrire cette dernière comme étant un moyen de subsistance dans « une société capitaliste ».

« Je ne suis que vendeur à Bab El Oued après avoir fait des années d’études. Comment voulez-vous que je sois heureux ? », s’est insurgé un jeune homme d’une vingtaine d’années. Un avis que rejoint un ouvrier qui conditionne le sentiment de bonheur au travail par le niveau de la rémunération

« On peut parler d’épanouissement lorsque le revenu suffit à subvenir aux besoins du travailleur et sa famille », a expliqué un troisième intervenant. À contrario, quelques-uns définissent le job comme une passion et non un devoir ou une nécessité sociale. Ils disent vivre pour leur travail et le faire avec plaisir. 

« J’exerce la profession de fossoyeur et j’en suis heureux. En plus d’un salaire, j’engrange des hassanates », a assuré un autre, qui doit avoir la cinquantaine. Une jeune institutrice a confié aimer la personne qu’elle est au travail et la force que les progrès de ses élèves lui donnent. Un sentiment que certains actifs ne partagent pas. 

Ce sont surtout les plus jeunes qui, pour eux, exercer un métier apparaît uniquement comme un moyen de se développer pour ne pas disparaître. Et vous, quel regard portez-vous sur le travail ? À quelle catégorie appartenez-vous ?

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