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Disparus de la Guerre d’Algérie : La France ouvre l’accès aux archives

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Algérie – Un arrêté est paru sur le Journal officiel de la République française n°0090 du 12 avril 2020, stipulant l’accès aux archives relatives aux disparus de la guerre d’Algérie conservées aux Archives nationales à Paris.

En effet, l’arrêté publié dimanche prévoit la libre communication, avant l’expiration des délais fixés à 75 ans par un texte de loi de la réglementation française régissant le patrimoine, d’une centaine de dossiers relatifs aux disparus de la guerre d’Algérie; établis par la Commission de sauvegarde des droits et libertés individuelles.

Cette dernière avait été mise en place au mois de mai de l’année 1957 par le président du Conseil Guy Mollet. Son rôle était de mener un travail d’investigation sur la réalité de la répression militaire et sur l’existence de tortures et de disparitions durant la bataille d’Alger qui s’était étalée sur huit sanglants mois, à savoir de janvier à septembre 1957; note le site web d’information de la Gendarmerie nationale française, L’Essor.

L’historien spécialiste de l’Algérie, Benjamin Stora; assure dans l’entretien accordé à notre source que cette ouverture des archives « va permettre d’approfondir la connaissance de cette période, car il y a encore beaucoup de mythes sur la guerre d’Algérie ». Il précise par ailleurs que « cet arrêté n’ouvre pas la totalité des documents sur les disparus de la guerre d’Algérie ».

Archives et question mémorielle, de nouveau au cœur du débat

Depuis son accession à la plus haute fonction de l’État, le président Emmanuel Macron à engager plusieurs démarches liées à la question de la Mémoire en essayant de crever l’abcès; dans l’espoir  de guérir enfin les blessures que traîne la société française depuis la guerre d’Algérie; explique le quotidien français Le Parisien.

En septembre 2019, un arrêté avait permis l’ouverture des archives sur la disparition en juin 1957 à Alger du militant de la cause algérienne; Maurice Audin, signale L’Essor; alors que le même mois de l’année d’avant, en l’occurrence septembre 2018; le président Emmanuel Macron avait reconnu la responsabilité de l’Etat français dans la disparition et la mort du jeune universitaire militant.

Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune; a précédemment affirmé qu’il a « eu quelques contacts avec le Président français Macron ». Il a confié avoir trouver ce dernier « honnête intellectuellement » et sans « aucun lien avec la colonisation». Tebboune a cependant ajouté qu’il existe à l’Hexagone des cercles d’influence aux intentions sombres; c’est-à-dire des lobbys puissants qui œuvrent à chaque fois de manière hostile; en vue de faire barrage à la réconciliation mémorielle algéro-française.

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