Devises en Algérie : Voici l’impact de la dévaluation du dinar

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Algérie – Le gouvernement algérien a décidé de dévaluer le dinar, face aux devises étrangères, afin qu’il puisse retrouver sa santé de fer après quelques années, mais si les bienfaits de cette dévaluation se multiplient, elle reste quand même un miroir à deux faces. Voici l’impact inéluctable qu’aura sur l’économie nationale.   

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Puisque après les secousses, le calme plat prend toujours place, l’Algérie a opté pour une dévaluation progressive du dinar face aux devises étrangères sur trois ans. La question de l’impact qu’aura cette décision sur l’économie du pays, déjà frappée de plein fouet par le coronavirus, préoccupe plusieurs économistes. Sur ce, l’expert Nour Meddahi a tenu à s’exprimer afin de faire le point sur le sujet. 

En effet, d’après ce qu’a indiqué le média francophone, El Watan dans un article paru ce lundi 11 janvier, le spécialiste des questions financières, a analysé cette situation. En commentant le PLF 2021 qui est devenu applicable avec le nouvel an, l’expert a fait savoir que la dévaluation du dinar, en termes de la toute première année du projet, est importante.

Pour ce qui est des années 2022 et 2023, la baisse de la monnaie nationale face aux devises étrangères, à l’exemple de la monnaie unique européenne et au billet vert, est timide. Il poursuit alors et frappe au cœur du sujet. Ainsi, il révèle que les investisseurs locaux vont céder et abandonner les projets nécessitant des importations importantes mais pas de façon entière. 

Ils vont donc essayer de trouver un nouveau business remplaçant le premier. Ils se redirigeront, de ce fait, vers le chemin de l’agriculture et de la pierre, signale Meddah. Cependant, ce ne sont pas seulement les options ouvertes à eux. Encore méfiants de cette dévaluation, ils vont accélérer les travaux avant que la baisse la plus violente frappe à leurs portes.  

Algérie : Voici les retombées économiques de la dévaluation du dinar selon Nour Meddahi

D’après les propos du spécialiste, le cas des investisseurs étrangers est très différent. Ceux-ci se positionnent dans trois catégories différentes. Primo, les investisseurs qui viennent produire dans le but d’exporter par la suite leurs produits qui se résument majoritairement aux hydrocarbures. Cette catégorie affrontera la dévaluation de la monnaie nationale algérienne avec des soupirs d’aise.

Cela puisqu’ils vendent leurs produits en dollars seulement. En deuxième place, on retrouve les investisseurs qui viennent avec les machines à la main. Ils produisent pour la consommation locale sans avoir à acheter des terres ici. Ils sont, de même, intouchables des effets de la dévaluation du dinar. La baisse de ce dernier ne vibrera donc pas sur leur investissement.

Le spécialiste en économie tient à souligner que les investisseurs étrangers, souhaitant acheter des terrains ou des sociétés, attendront le moment idéal pour se faire. Cela va sans dire, la baisse du dinar est bénéfique pour leur portefeuille. Nour Meddahi a révélé que le nœud de toute l’affaire de cette dévaluation concerne « le timing et la méthode » choisis.

Il affirme qu’il est favorable pour une dévaluation graduelle de la monnaie nationale, pour ajuster, de fil en aiguille, l‘économie de l’Algérie déjà pénalisée par la crise sanitaire. Aux yeux de l’intervenant, la question reste donc posée autour de la vitesse et le temps. 

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