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Devises Algérie : L’importation de voitures d’occasion va alimenter le marché noir ?

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Algérie – Dans l’esprit du ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, telle chose relève apparemment de la certitude, selon ce qui ressort de son discours. Ainsi pour lui, l’importation, pour l’instant gelée, de voitures d’occasion (moins de 3 ans), en Algérie, augmentera la demande sur les devises au niveau du marché noir, et flambera au passage leur taux de change.

Ferhat Aït Ali Braham, ministre de l’Industrie et des Mines, est revenu sur la question de l’importation de voitures de moins de 3 ans (d’occasion), et son gel en partie justifié par un lien, que le responsable présente comme étant étroit, avec le marché noir des devises en Algérie. S’exprimant au micro de la Radio nationale, hier 24 octobre, le membre du gouvernement campe sur sa position et l’argumente.

Cela en réaffirmant l’apport stimulant que ladite reprise aura sur la sphère informelle du change dans notre pays. À en croire les propos du ministre Aït Ali, l’importation des véhicules d’occasion en Algérie va drainer les foules. Elle les drainera alors sur le marché parallèle des monnaies fortes. Pour la simple raison qu’afin de payer les voitures importées, les citoyens vont recourir à l’informel. Sachant que la facture sera réglée en devise.  

Qui dit hausse de la clientèle, dit flambée des cours de change. Le marché noir des devises obéit à la loi de l’offre et de la demande. Il est tout à fait logique alors que les prix des monnaies fortes flambent dès qu’elles sont amplement sollicitées sur le marché. Cette flambée des devises, euro, dollar et autres, face au dinar algérien et dont nous parlons ici s’appuie donc sur un mécanisme très simple.

Stimulation du marché parallèle de la devise : Hors de question, selon le ministre

L’État algérien, selon le ministre de l’Industrie, récuse fermement toute forme d’encouragement. Quand ce dernier concerne le marché noir des devises. Le gel de l’importation de voitures d’occasion s’inscrit dans cette logique. Celle-ci se veut contrariante pour le change informel en Algérie.

Ferhat Aït Ali Braham exploite chaque tribune lui permettant de relever le paradoxe, que soulève en fait le retour immédiat de l’importation en question. La reprise de celle-ci va à l’opposé de la volonté affichée par les dirigeants algériens. Cette volonté porte donc sur la lutte contre le marché parallèle des devises.

C’est ce que le ministre ne cesse de réitérer. Cela comme argument du gel de l’importation de voitures de moins de 3 ans. Donner le feu vert à ces opérations revient à donner un souffle nouveau au Square Port-Saïd. Et toutes les places qui lui sont similaires. C’est là ce que nous invite à considérer Ferhat Aït Ali. Il le fait à chacune de ses déclarations sur le sujet.

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