Devise en Algérie : « La surfacturation alimente le square », affirme un expert

Algérie – L’expert en économie-finance, Abdelkader Berriche, nous fait part de son analyse sur la situation économique du pays et les marchés parallèles (square) de la devise. 

Devant cette persistance de la crise sanitaire, la monnaie la plus prisée par les Algériens, l’Euro en l’occurrence, flambe face à un dinar chétif et faiblard. De ce fait, le sujet des squares et des marchés parallèles de la devise ne cesse d’alimenter les longs débats en Algérie. Inquiétant de ce fait les hauts responsables. 

Dans un entretien exclusif accordé au quotidien El Wassat, dans son édition du 15 février, Abdelkader Berriche a remis ce sujet sur la table. L’économiste a déclaré qu’une réduction des opérations d’importation ne suffit pas pour lutter contre la surfacturation et la fuite des devises. Selon l’expert, ce phénomène est la principale source de cette forte hausse des monnaies étrangères sur le marché informel. 

Pour remédier à cette activité illicite qui prend une grande ampleur et englobe plusieurs régions, l’intervenant propose aujourd’hui une solution. Celle-ci est, d’après lui, capable d’enrayer l’inflation du taux de change. « Il faut renforcer les mécanismes de contrôle en amont de tout mouvement de capitaux ». C’est, selon le spécialiste, l’unique solution pour protéger l’économie nationale. 

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Le gouvernement dit vouloir éliminer de nombreux marchés parallèles 

L’intervenant estime que le marché des changes informel réduit l’équilibre et le développement de l’économie du pays. Il a rappelé que le ministère des finances s’efforcent à mettre la main sur les parties qui gonflent artificiellement la facture d’importation. 

D’ailleurs le premier argentier du pays a été très clair, à plusieurs reprises, sur son engagement contre plusieurs marchés illicites. « En plus du square Port Saïd d’Alger, il existe de nombreux marchés informels qui doivent être éradiqués ». C’est effectivement ce qu’a déclaré Aymen Benabderrahmane lors de son passage à l’APN, le 11 février dernier. 

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En sus, le membre du gouvernement a réitéré, par la même occasion, la lutte contre ce financement informel de son ministère et plusieurs autres institutions. Y compris le parlement dans ses deux chambres. Ainsi, le ministre a annoncé que son secteur dispose d’une approche pour endiguer ces marchés. 

Pour une solution imminente et efficace à ce problème, le ministère des Finances travaille en coordination avec plusieurs autres départements. Soit la Banque d’Algérie, les services de douane et le ministère du Commerce. Tous promettent donc d’éradiquer à terme le marché informel des devises en Algérie. Pour mieux protéger l’économie et la valeur du dinar. 

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