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Algérie : Voici pourquoi le marché noir de la devise résiste au Coronavirus

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Devise Algérie – En pleine pandémie du Coronavirus, certains spécialistes estiment que le marché noir de la devise pourrait disparaître, alors que selon Omar Berkouk, expert international en finances, cette sphère informelle résiste parfaitement à la crise.

Tout d’abord, récapitulons. Le cours des devises les plus prisées par les cambistes Algériens; notamment l’Euro et le Dollar, ont connu ces derniers mois beaucoup de mouvement par rapport à certains moments.

Le début de l’année 2020 a coïncidé avec la propagation de la pandémie du Coronavirus, qui a grandement participé à suspendre la quasi-totalité des activités économiques. Ainsi, les devises, après avoir baissé le mois dernier à des cours non-observés depuis des années; réussissent tout de même à remonter la pente, et ce malgré l’impact de la crise sanitaire.

Omar Berkouk, expert international en finances, a fait part de son analyse sur les raisons de la résistance du marché informel des changes, lors d’un entretien accordé ce 22 avril au site électronique Maghreb Émergent. Selon ses propos, le “Square” est alimenté à travers deux sources principales, à savoir le phénomène de la surfacturation des importations et les transferts de fonds de la diaspora.

Pour ce qui du premier phénomène, l’expert a expliqué que les récents événements politiques du pays ont paralysé son activité; puisque les barons qui surfacturaient leurs importations alimentant cette sphère informelle, sont actuellement en prison. Sans oublier la fermeture des frontières aériennes qui a participé à l’arrêt de l’activité touristique; causant ainsi le recul de la demande, a-t-il souligné.

Le cours des devises a-t-il vraiment baissé ?

Bien qu’un déséquilibre entre l’offre et la demande, a été observé durant cette crise sanitaire; le marché noir des devises n’a perdu que 15% de sa valeur pour l’euro puis s’est vite maintenu à un niveau relativement élevé. Selon Berkouk, le taux officieux des devises n’a pas vraiment baissé car la demande n’a pas complètement disparu, en raison d’une tendance précise; soit à motifs d’épargne ou de profits post-pandémie; les Algériens continuent d’acheter de la devise.

Cependant, il remit en cause la valeur dévaluée de la monnaie nationale, qui doit constamment faire face à l’inflation; car les mécanismes de fixation du taux officiel et officieux, « n’obéissent pas à des facteurs macroéconomiques » que l’économie Algérienne ne possède pas; a attesté le spécialiste. De son point de vue d’expert, Omar Berkouk estime que l’idéal serait que les deux taux, officiel et officieux; se rapprochent progressivement et se rejoignent à un niveau d’équilibre.

Concernant le rehausse remarquable du cours officiel du dollar américain, par rapport à toutes les monnaies du monde; l’expert a précisé qu’il existe un régime de changes fixes et un régime de changes plus ou moins flexibles.

Rappelons que l’Algérie achète en euro et vend en dollar; tandis que le dinar est une monnaie administrée par la Banque d’Algérie, ce qui l’oblige à laisser le billet vert flottait à sa guise; a-t-il dénoté, d’autant plus que la réserve nationale de changes est en dollar étasunien.

En conclusion, l’expert a spécifié que la valeur du taux de change informel du dollar; ne répond à aucun engagement. Le cours du billet vert évolue librement en fonction de l’offre et de la demande sur le marché noir des devises.

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Mellah hocine

Le marché noir des devises , c’est comme tous les marchés sauf qu’il n’y a pas de concurence entre les “operateurs” . Le fait de se maintenir malgré la crise due à la pandémie , les côtes des devises sont fixees par les barons qui manipulent derrière les rideaux. Tous ces jeunes , qu’ils soient du square port Said ou d’une autre contrée , sont des opérateurs au service des seuls barons qui les “emploient”. La question qui reste posée , pourquoi l’Algérie se retrouve dans la zone Euro , alors que son économie ( hydrocarbures) tourne en Dollars ?… Lire la suite »