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Croissance économique de l’Algérie en 2020 : Les prévisions de la Banque Mondiale

Algérie – La Banque Mondiale (BM) prévoit dans son dernier rapport pour 2020, un recul de -6.4% de la croissance économique de l’Algérie pour l’année en cours. Un constat alarmant pour l’économie du pays face à l’impact vertigineux de la pandémie du Coronavirus.

« Il s’agit du plus grand choc économique que le monde ait connu depuis huit (8) décennies, malgré un soutien politique sans précédent », a attesté la BM dans son rapport publié ce 08 juin 2020. L’institution de Bretton Woods a fait part des perspectives économiques mondiales sous l’effet du Coronavirus. Concernant la croissance économique de l’Algérie, cette dernière devrait baisser de – 6.4 % en 2020, contre une croissance de + 1.9 % pour l’année 2021, rapporte le site économique Algérie Eco.

De son côté, le Fonds Monétaire International (FMI) a estimé, en avril dernier, une prévision initiale de – 5.2 % pour 2020 contre une croissance de 6.2% pour 2021. Pour rappel, le gouvernement a estimé le recul de la croissance à – 2.63 % conformément à la LFC 2020; tandis que la loi initiale (LF 2020) s’attendait à une croissance + 1.8 %.

Le repli de la croissance économique en Algérie devrait être plus prononcé que la moyenne de la région MENA, estimé à 4.2% par les experts de la BM. Cette institution financière signale que « l’Algérie et l’Irak sont les pays exportateurs de pétrole les plus vulnérables et les plus fragilisés par la double crise sanitaire provoquée par le Coronavirus, et économique engendrée par la chute drastique des cours du brut de pétrole ».

Coronavirus : Quel est l’impact sur les pays exportateurs de pétrole ?

Pour ce qui est des pays exportateurs de pétrole, l’institution de Bretton Woods s’attend à une baisse d’activité de 5% en raison de la baisse inédite des prix du pétrole; contre une croissance de 2% annoncée dans les prévisions de janvier dernier. Le rapport souligne que la baisse considérable de la demande mondiale de pétrole coïncidant avec les perturbations liées à la pandémie, ont participé à la réduction des exportations des pays producteurs. 

De plus, cela a contribué à l’effondrement des prix du pétrole. Ce qui laisse place à une situation inquiétante qui influe également sur les secteurs non pétroliers. Face à un ralentissement économique sans précédent; certains pays remettent en cause les restrictions sanitaires qui limitent les déplacements touristiques, indique l’organisme financier. 

Par ailleurs, ce dernier révèle qu’une sévère incertitude pèse sur les prévisions, car la situation risque de s’aggraver, vu la faiblesse persistante des prix du pétrole qui réduit les investissements et les budgets. « Il faut s’attendre à une contraction de 5.2% du PIB mondial en 2020 »; affirme la Banque mondiale dans le même rapport. S’agissant du PIB réel de la Tunisie et du Maroc, celui-ci est appelé à reculer de 4% en 2020.

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