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Crise économique en Algérie : Le marché noir de devises bientôt éliminé ?

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Algérie – Le président du CNES considère que la planche à billet comme solution pour financer l’économie en cas de crise majeure et appelle à profiter de cette période de crise pour éliminer le marché noir des devises.

En effet, le président du Conseil National Économique et Social (CNES), Redha Tir, n’épargne pas l’idée de recourir à la planche à billets durant cette double crise que le pays traverse, à savoir la crise sanitaire à cause de la pandémie du Covid-19 et la crise économique occasionnée par la chute du prix du pétrole qui oscille autour des 25 dollars en ce 25 mars.

Lors d’une conférence de presse organisée le 23 mars dernier à Alger, Redha Tir, suggère d’opter dans “les pires des cas” à la planche à billet (financement non-conventionnel), pour répondre aux besoins de financements suite aux lourdes conséquences engendrée par cette crise sans précédent que vit le pays. 

Néanmoins, le président fraîchement élu à la tête du CNES rassure que l’Algérie dispose d’une période pour trouver des solutions concrètes à la crise, et ce, en se tournant vers les réserves de change; estimées à 62 milliards de dollars en début d’année 2020

Saisir de cette crise pour éliminer le marché noir de devises

Dans le même ordre d’idées, Rédha Tir estime que l’Algérie peut saisir de nombreuses opportunités lors de cette crise économique pour faire des réformes structurelle qu’on n’a pas pu faire auparavant notamment d’éliminer le marché noir des devises d’autant plus que le taux de change sur le marché parallèle converge vers le taux de change officiel.

Pour rappel, un euro s’échange aujourd’hui sur le marché noir autour des 180 dinars chez les quelques rares cambistes qui acceptent encore de céder le dinar algérien face aux devises étrangères, alors que le taux de change officiel de la monnaie européenne affiche une valeur de 133 dinars pour 1 €, selon la cotation de la Banque d’Algérie.

Cette baisse drastique du taux de change sur le marché noir due à la réduction de l’importation et l’abondon temporaire des principales place de change, à l’instar du Square de Port Saïd en raison du confinement face au Coronavirus, pourrait être une aubaine pour les autorités d’éradiquer ce marché qui purge les réserves de change du pays. 

De plus, le président a appelé également de profiter de cette période de confinement pour développer les services en lignes de l’État notamment celles des administrations fiscales, appuyant ainsi de les décisions de nombreuses entreprises publiques et institutions publiques à l’instar d’Algérie Télécom, de la CNR ou encore de l’ANEM, qui ont d’ores et déjà entamé la promotion de leur services en ligne durant cette période de confinement. 

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Zack
Invité
Zack

Ils doivent l’éliminer coûte que coûte de marché noir qui ne fait bénéficier que quelques personnes  » aucun intérêt pour notre economie  » , et pas nous focaliser sur le pétrole et le gaz y a d’autree domaines qui nous ferait.gagner encore plus que nous le pouvons imaginer ……. Utilisons nos jeunes qui prouvent faire des choses inimaginables  » je parle des jeune qui ont une nintelligence au sens propres du mot  » pas cousin cousine wel3ami ahbibi  » bel m3aref quoi  » …….bref

Maori
Invité

La déclaration des pseudos cambistes sont édifiants : le fait que les relations aériennes avec la chine et les déplacements vers ce pays sont arrêtés, les affairistes algériens n’achètent plus de devises au square. Les plus grands enchérisseurs ce sont eux et ceux qui vont vers le Moyen-Orient et la Turquie. Maintenant que la police aux frontières et les douanes font plus ou moins leurs boulots cela a permis d’en arrêter plus d’un avec des sommes incroyables. Nous ne comprenons toujours pas comment ils justifient leurs importations sans transferts par le canal bancaire.

abayi
Invité
abayi

faible analyse d’un responsable il comprend rien au marché noir apparemment

Hmida derdour
Invité
Hmida derdour

Solution pour éradiquer le marché noire

Hmida derdour
Invité
Hmida derdour

Le moment propice pour éradiquer le marché noire

derouche
Invité
derouche

Le change i formel de la devise ne peut etre erradique que lorsque l’acces a la devise est « democratiquement » accessible a l’ensemble des citoyens et a tout instant de l’annee. Une decision administrative ou bureaucratique ne resout en rien le probleme de change informel. La demande de la devise, aujourd’hui; est presque inexistante au vu des mesures de confinement operees par la plupart des pays ou l’algerien omega a l’habitude d’y aller ( Europe, Turquie, Arabie S,…). Qd la situation redevient normale, l’ecart des cours de change vont se precises, si aucune decision n’est prise qui elimine la source de… Lire la suite »

Norebi
Invité
Norebi

Pourquoi ne pas récupérer l’argent volée pendant le règne de bouteflika ?

Djamel
Invité
Djamel

Un responsible qui ne comprend rien en economy

Momo
Invité
Momo

L élimination du marché noir de la devise passe par la dévaluation du dinars donc finalement c est le marché noir qui a éliminé la politique monétaire insensé du pays. Et pour votre bonne gouverne le taux de change de la devise va s envoler puisque il faut bien répondre a la demande de devise qui sera générée par la baisse des importations décidée dernièrement de 40 a 30 milliards

Djamal
Invité
Djamal

Que du bla bla ,ils arrivent jamais ,